Visas

En Asie centrale, il arrive un moment où le voyageur insouciant se retrouve confronté à la problématique épineuse des visas. Celle-ci sera passablement différente selon que vous décidiez de tenter d’obtenir vos visas avant de quitter la Suisse ou, comme nous, une fois partis.

Le Kazakhstan et le Kirghizstan ne posent pas de problème, le premier ayant prolongé pour une année son « offre promotionnelle » de dispense de visa pour les citoyens de l’espace Schengen et le second ne demandant plus de visa pour les citoyens européens depuis belle lurette.

Pour la Chine, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, c’est une autre histoire :
Le visa tadjik s’obtient aisément en 2 jours à Bishkek auprès de l’ambassade où le personnel est fort aimable et accommodant (il vous en coutera 85 $US cash et vous prendra une quinzaine de minutes).

Le visa ouzbek est un peu plus ardu à obtenir à Bishkek : il faut d’abord prendre rendez-vous par téléphone (sauf que le numéro est introuvable et que de toute façon tous les rendez-vous sont agendés à 10h le lendemain…) puis aller faire le pied de grue devant l’ambassade (dès 10h donc) jusqu’à que vous puissiez déposer les différents documents demandés. On vous demandera ensuite de téléphoner 1 semaine plus tard, puis 4 jours plus tard, avant de retourner faire le pied de grue devant l’ambassade jusqu’à que l’on vous remette un bulletin de versement (75 $US) que vous devrez aller payer à la banque 2 km plus loin avant de revenir (…) à l’ambassade et de (enfin) récupérer votre visa.

 

 

 

 

 

Toute l’opération étant rendue d’autant plus pénible que la préposée de l’ambassade n’a manifestement pas très bien dormi (depuis plusieurs mois…).

Concernant le visa chinois la situation semble simple : plus aucune ambassade d’asie centrale ne délivre de visa aux ressortissants étrangers !
Cet état de fait, étant susceptible de changer du jour au lendemain, cela engendre d’infinies discussions sur les forums de voyageurs. On vous parlera par exemple, de la mystérieuse Mme Liu opérant depuis une sombre officine à Almaty, et qui pourrait encore obtenir le fameux visa contre une (presque) modique rétribution…

Nous avons donc « choisi » d’envoyer nos passeports en Suisse afin qu’une société spécialisée nous obtienne le visa tant désiré.

Facile à dire mais pas si simple à organiser, sachant que :

  • Il est naturellement impossible de traverser une frontière sans passeport par ici.
  • Nous avions impérativement besoin de notre passeport pour le trek de 7 jours sur le glacier Inylchek (situé en zone frontière et nécessitant un permis spécial).
  • La poste kirghize n’est pas classée parmi les 10 services postaux les plus efficaces au monde…
  • DHL (qui est probablement classé dans la liste évoquée ci-dessus) ne livre au Kirghizstan qu’à Bichkek.
  • Nous avions besoin de nos passeports pour obtenir les visas ouzbek et tadjik.

Après pas mal de prises de tête, de téléphones et d’emails, tout finit par parfaitement s’emboîter et on obtient nos 3 visas juste 2 jours avant de partir pour le glacier Inylchek.