Matos

« Vous partez une année !!! Mais vous mettez quoi dans votre valise ? »

On nous a posé cette question (cruciale) bien des fois… et bien, voici la réponse :

Bien-sûr, ce que l’on emporte dépend de la façon dont on voyage et surtout de la destination du voyage. Nous, on n’a pas vraiment choisi la facilité : nous allons dans des pays chauds (voire très chauds), d’autres plus tempérés, mais aussi en montagne (voire en haute montagne) où il fait froid (voire… très froid). En plus, nous sommes équipés pour le camping autonome. Bref, du matos, on en a plein !

Voici la raison pour laquelle notre valise est en fait… un sac à dos

Et parce que personne n’a envie de trimballer 18 sacs dans le métro de Chengdu ou de porter 43 kilos de bagages à travers les ruelles surchauffées de la vieille ville de Khiva, tout (TOUT!) ce que l’on prend avec nous doit tendre vers la réalisation de la règle d’or du voyageur heureux : VOYAGER LÉGER !

Commençons par l’essentiel :

Son passeport, une ou deux cartes bancaires, et quelques centaines de dollars US. Mais aussi :

Un guide de voyage
Même à l’heure du numérique on a bien du mal à se passer de la version papier… quand il est vraiment trop lourd, ben on le découpe.

Des chaussures
Une paire de chaussures de trekking légères qui servent aussi bien pour se promener dans les rues des grandes villes que pour marcher en montagne. Et puis une paire de chaussures ouvertes pour quand il fait chaud (ou quand on a marché 8 heures avec nos chaussures de trekking et qu’on est arrivé au camping/à la cabane/à la teahouse). Depuis décembre et notre arrivée en Australie, se sont surtout ces dernières que l’on a aux pieds.

Des habits
Assez, pour ne pas devoir faire la lessive tout les 3 jours, mais pas suffisamment pour être à la mode en toutes circonstances (un changement important par rapport à notre vie sédentaire…) ! En plus, nous sommes quand même obligés d’emporter bonnet, gants, polaire et autre veste « hardshell » pour nos escapades en montagne.

Une trousse de toilette…
…réduite au minimum.

Un bon livre

Souvent d’accord sur le fond, on ne l’est pas toujours sur la forme

Des lunettes à soleil
Des lunettes POLARISANTES (!) pour Aline, et pour Nicolas un modèle bon marché (il en est à sa 5ème paire !).

Un journal de bord…
…et une trousse à crayons, stylos, colle, gomme et autre matériel ad hoc. Nous en sommes au 4ème volume, heureusement nous avons eu des visites qui ont pu rapatrier les volumes 1 et 2.

Son doudou (il ne fait qu’un petit poids)

Un chapeau ou une casquette
Parce que le soleil australien est bien plus fort qu’ailleurs.

Un maillot de bain…
…et une serviette de bain (on évite le linge éponge de 4 mètres carrés pour 3 kilos et demi).

Un couteau suisse
Naturellement ! (Faut-il encore qu’il passe les multiples contrôles de sécurité des gares chinoises)

ne pas oublier son chargeur et son adaptateur…

Des appareils de télécommunication
Après mûres réflexions on a emporté chacun son smartphone plus une tablette. Après 10 mois de voyage : 1 téléphone perdu, 1 autre en fin de vie, et l’écran de notre tablette fait peine à voir, m’enfin…

Son appareil photo
Parce qu’on traverse des jolis coins.

Un sac de couchage
Moins de 900 grammes, compact et confortable jusqu’à -5°C.

Un « sac à viande »
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le concept, c’est un drap cousu au format sac de couchage. Glissé à l’intérieur de ce dernier, il le garde propre, améliore son confort et permet de gagner 2 à 3°C. Mais il est aussi bien utile pour tous les endroits dépourvus de draps (ou de draps propres).

Un matelas de sol
5 cm qui font toute la différence en camping… et aussi dans certains hôtels.

Une tente
La nôtre ne pèse même pas 2 kilos, super compacte, c’est la Rolls du voyageur sac au dos.

Un réchaud de camping
Fonctionne au gaz mais aussi à l’essence et ça cela vous sauve la vie au fin fond du Pamir. Par contre on est bons pour l’extirper du fond de notre sac à quasi tous les contrôles de sécurité des gares chinoises et à (tenter) d’expliquer son utilité à des agents un peu dubitatifs.

Deux casseroles, deux assiettes, deux tasses, deux fourchettes et deux cuillères
Un réchaud c’est bien, mais sans vaisselle, c’est rien.

Un sac à douche
Marcher 8 heures par jour : pas de problème, MAIS on veut une douche avant de se coucher. Les montagnes kirghizes, le bush australien ou les cabanes néo-zélandaises en étant dépourvue, nous transportons la nôtre.

Une montre
Elle est super ! Non seulement elle donne l’heure, mais aussi l’altitude (bien pratique parfois en randonnée), la température (pas vraiment indispensable, mais rigolo), et comporte une boussole (on peut penser que c’est surtout utile dans la nature, mais en fait on utilise cette dernière fonctionnalité plutôt dans les grandes villes…). 

Et pour transporter tout ça : un sac
Ou plutôt 3 sacs (chacun). Un tout petit pour se balader dans la rue ou prendre 3 affaires avec soi dans le bus. Un sac à dos de 30-35 litres pour les marches d’un ou deux jours, ou pour une escapade de quelques jours (on pourra aussi le transformer en sacoche pour vélo à l’occasion…). Et finalement un gros sac à dos qui peut contenir toutes nos affaires (et idéalement aussi les 2 sacs plus petits). Ce dernier pèse environ 15-16 kilos pour Aline et 18-20 pour Nicolas. Un peu moins depuis 10 jours et notre passage (haut en couleurs) à la poste de Varanasi pour y déposer un paquet de 8.5 kilos en partance pour la Suisse (fini les montagnes et le camping).

Vous pensiez qu’il suffisait d’apporter votre paquet à la poste ?
Eh non, il faut d’abord l’amener chez le préparateur de paquets…
…qui va le coudre…
…et le sceller à la cire.
Ensuite seulement, vous pouvez allez à la poste.

Nous voilà donc paré pour le reste de notre voyage… enfin on devra peut-être se procurer un parapluie (mousson oblige). À propos de notre matos, réjouissez-vous, un nouveau jeu-concours est arrivé ! C’est par ici…