La gastronomie en Asie centrale

Impossible de parler de la gastronomie en Asie centrale sans évoquer le «plov» et les «shashlicks», tant ces deux plats sont omniprésents.

Le plov est considéré comme le plat national en Ouzbékistan et au Tadjikistan, il se compose de riz frit, avec carottes, oignons et agneau frits également, et parfois des raisins secs et des pois chiches. Les «shashlicks» quant à elles, sont des brochettes de viande, (souvent d’agneau), accompagnées d’oignons crus.

 

 

Sur la brochette, le morceau de choix : du pur gras de mouton… en provenance directe des culs de moutons ci-dessus!

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais après deux mois en Asie centrale, il y a quand même d’autres choses dont nos papilles se souviennent. Un de nos coup de coeur, c’est l’ashlyan-fu. Il s’agit d’une soupe de nouilles froides (avec deux sortes de nouilles), assez épicée. C’est une spécialité dunghan, minorité d’origine chinoise, qui est installée autour de Karakol, au Kirghizstan. On avait d’ailleurs notre stamm au marché, il est facile à trouver : parmi les 24 gargottes qui en vendent, c’est celle qui est toujours archi-pleine (avec des rideaux violets). Ça se mange avec du pain frit fourré à la patate.

Si on arrive à trouver la recette et les ingrédients à notre retour, il nous faudra des cobayes… Mais on ne dira plus que c’est sur les marchés que l’on mange le mieux depuis qu’on a goûté (à Taschkent), au naryn, un plat froid (gras et fade) de nouilles, viande hachée et saucisse de cheval. Promis, celui-ci on ne le tentera pas !

La salade concombre-tomate-oignon, souvent avec de la coriandre ou de l’aneth, c’est notre apport principal de légumes, quoique les restaurants moins basiques proposent souvent des salades d’aubergines. Il y a bien des longues listes de salades sur les menus mais la plupart sont à base de viande (et comme les plats et les soupes sont déjà bien viandeux…) ou alors «nieto» : c’est sur le menu mais ils n’en ont pas. Au marché, il y a parfois un petit rayon de salades « corean style » à l’emporter, notamment à l’aubergine (oui, encore, mais c’est tellement bon) ou au chou, avec pas mal d’aïl, mmmh, ça fait un bon pique-nique avec le pain du boulanger et un peu de fromage frais.

Au petit-déjeuner, on nous sert souvent du «kacha» une purée de millet, d’avoine ou autre céréale enrichie au lait ou au beurre. Les oeufs – durs, au plat ou miroirs (et l’omelette quand on a de la chance) – occupent aussi une bonne place. Chaque région a une spécialité de pain même si de loin il se ressemblent un peu : ronds, plats au centre et plus ou moins rebondis dans les bords, avec de la farine de blé blanche. Tant au petit-déjeuner qu’à l’heure du thé il est servi avec des confitures délicieuses, notamment celle aux abricots ou à la framboise, alors que celle aux cerises est systématiquement trop liquide et contient des noyaux, au grand dam de Nicolas…

Au rayon boissons, on cherche encore les jus de fruits frais, malgré les pêches, pastèques (beaucoup de pastèques), fraises, raisins, et autres fruits qui garnissent les étals des marchés. On ne se contente pas tout à fait de thé, on a goûté plusieurs spécialités ; le kumis : lait de jument fermenté, le kvac : sorte de cidre, le morc : à peu près pareil mais un peu plus fruité, le maksim : exclusivité kirghize à base d’orge fermenté, le compot : jus de cerise dilué, et bien quelques « pivo » (bière en russe).

On quitte donc l’Asie centrale avec quelques bons souvenirs gustatifs mais aussi bien curieux de goûter aux cuisines chinoises du nord-ouest au sud-est !