Sounds of India

Vous avez aimé «Sounds of Australia», vous allez adorer «Sounds of India» !
(Comptez une bonne vingtaine de minutes pour tout écouter)

 

Raaga du matin

Vous êtes à Jodhpur, au coeur du Rajasthan, il est encore tôt et vous profitez de la relative fraîcheur du matin pour vous asseoir sur un banc dans une petite cour de l’incroyable fort de Mehrangargh… l’instant parfait pour écouter un «Morning Raaga»…Continue reading

Gastronomie volume 5 : L’Inde

Présenter la cuisine indienne en quelques lignes est un peu compliqué, mais après deux mois dans le pays, voici quelques éléments dont on se souviendra :

Le végétarisme

Que ce soit pour des raisons religieuses (hindous, jaïns, bouddhistes, et la plupart des sikhs) ou économiques : viandes et poissons – ainsi que les oeufs pour les hindous – sont proscrits du régime alimentaire de beaucoup d’Indiens. Bon nombre de restaurants proposent un menu uniquement végétarien. Lorsque ce n’est pas le cas, le restaurant affiche alors «végétarien et non-végétarien» sur son enseigne et il dispose en général de deux cuisines, voire de deux sections à l’intérieur de la salle. Dans le centre de certaines villes saintes, aucun restaurant ne sert de viande.

Les épices

Selon Rheka, qui nous a appris quelques recettes, 123 épices différentes sont utilisées dans la cuisine indienne. Au quotidien, elle nous a expliqué utiliser 4 épices de bases : sel, piment, curcuma et coriandre en poudre – il faut aussi avoir une bonne pâte d’ail/gingembre avant de commencer! Et pour les huit plats que nous avons préparé avec elle, nous avons également utilisé du carvi, de l’anis étoilé, de la cannelle, de la cardamome (verte et noire(!)), du clou de girofle, du garam masala, du chat masala (pour saupoudrer les plats), de la muscade, et du piment kashmiri (apparemment très réputé).

Le joghurt et les lassis

Si les végétariens sont monnaie courante en Inde, le véganisme est beaucoup moins répandu. Lait, beurre, crème et yoghurt sont couramment consommés et utilisés en cuisine. Parmi les spécialités, on trouve le lassi. Le plus souvent liquide, il est parfois suffisament épais pour être consommé à la cuillère. Nos préférés sont ceux à la mangue et le «makhani lassi», du Rajhastan, aromatisé au safran. On laisse les options salées de côté, moins à notre goût.

La mangue

Les Indiens sont fans : consommée directement en fruit (parfois saupoudrée d’épices selon la sorte), ou en jus – voire en milkshake, plus gourmand. On trouve aussi moultes versions industrielles… bien sûr incomparables à un jus de fruit frais !

 

Chapati, naan, roti, puri, paratha, dosa, etc.

La méga dosa (fourrée), le petit-déjeuner des champions !

Pas grand chose à voir avec le pain de chez nous. Cependant, on trouve de nombreuses variations du pain indien. Chapati et roti veulent la plupart du temps dire la même chose (mais diffèrent selon les régions) : une galette ronde,  de pâte non levée, cuite sur une plaque en fonte (la tawa). Le naan, quant à lui, est plutôt ovale, cuit au four (le tandoor), alors que le puri – apprécié notamment au petit-déjeuner – est une galette frite. La paratha s’apparente à une sorte de pancake/galette fourrée, et la dosa à une crêpe, la pâte liquide étant cuite directement sur la plaque.

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En voiture s’il vous plaît !

Si vous suivez notre itinéraire, vous avez certainement constaté qu’en Inde, c’est le train que nous utilisons le plus souvent pour nous déplacer. Les distances à parcourir, le mauvais état des routes et surtout leur encombrement par toutes sortes de «véhicules» extrêmement lents nous ont vite poussé vers ce choix. Si vous aviez également mis 10 heures de bus pour parcourir les… 300 km entre la frontière népalaise et Varanasi, vous aussi vous prendriez le train : ce n’est pas forcément beaucoup plus rapide que le bus, mais c’est bien plus confortabe !

Avant d’aller prendre le train, (et après avoir acheté votre billet), vous n’oublierez pas de vérifier qu’il est à l’heure. En effet, il arrive fréquemment qu’un train, même en début de trajet, ait plusieurs heures de retard (le premier train qu’on a pris, de Varanasi à Agra, avait 4 heures de retard au départ et 7 à l’arrivée!) : heureusement, le puissant site Internet des CFF indiens vous informe des retards, souvent des heures à l’avance.

En arrivant à la gare, vous aurez l’impression qu’un grand nombre de personne n’a pas été averti du retard ou de l’annulation de leur train. Les gares sont  généralement bondées, les gens sont assis ou couchés parterre (sur une petite carpette parfois) et semblent vivre ici depuis quelques jours. Pas de zones commerciales sous-terraines… Néanmoins il y a toujours des vendeurs de chaï, de lassis, de cafés et diverses boissons, de fruits, de samossas, de puri, de chips, de bhajis, de pakoras, de biscuits, etc. sur les quais, ainsi que des points d’eau où l’on peut remplir sa bouteille avec de l’eau traitée.

Si vous prenez un train de nuit, il vous faudra trouver une douche (capital dans le Nord où vous avez passé la journée à 43°C). Vous devrez probablement vous contenter d’une «douche» au pichet, soit aux «toilet&bath» publiques (pas vraiment propres, même «selon les standards indiens») ou à celles, plus propres, de la salle d’attente des classes supérieures. Avec un peu de chance, il y aura peut-être un hôtel chic avec une piscine (douche et serviette comprises) à proximité de la gare dont vous pourrez profiter… (prévoir alors un peu plus de temps).

Il ne reste plus qu’à aller récupérer votre bagage à la consigne et… en voiture! Pour peu que les écrans d’affichage soient en cours d’installation ou (déjà) hors service, et si vous n’avez pas encore trouvé l’information sur une des applications ad hoc, vous risquez de devoir traverser le quai à la recherche du bon wagon (et si c’est bad karma, le train ne s’arrête que 3 minutes, le quai est surplein et votre wagon est tout à l’autre bout du quai*).

 

– Pour les trajets courts, ce sera «CC», c’est-à-dire siège numéroté dans un wagon climatisé. L’option «general seating», sans réservation et donc sans place attribuée ressemble à un métro très bondé ou à des wagons à bestiaux, selon votre interprétation de la réalité. Il faut essayer de monter dans le train le plus tôt possible (avant son arrêt) pour espérer avoir une place. On a tenté l’expérience, on s’est retrouvé dans un wagon à moitié vide, il faut dire que c’était dans l’arrière-pays…

– Pour les longs trajets ce sera «2A» ou «3A», soit les wagons couchettes climatisés à deux ou trois étages. L’option couchettes sans clim’ est éliminée premièrement parce qu’il fait beaucoup trop chaud, et deuxièmement parce que l’attribution d’une place par personne reste très théorique, les passagers des sections «general seating» ayant tendance à venir y chercher un peu d’espace…

 

Dans les classes climatisées, il y a un intendant qui passe récupérer vos déchets, et maintient les toilettes (occidentales ou à la turque, à choix) à un niveau de propreté correct «selon les standards indiens». Si vous avez fait trop de miettes en mangeant vos cookies (ou renversé le curry de votre thali sur votre siége), il suffit d’envoyer un sms avec votre n° de siège au service de nettoyage!

Dans les wagons couchettes, en arrivant à votre place, vous trouverez un paquet avec deux draps et un linge (fournis dans les classes supérieures). Selon l’heure à laquelle vous embarquez, vous aurez un peu de temps pour faire connaissance avec vos compagnons de route. En général une famille bien sympathique ou des hommes ; en Inde, les femmes ne voyagent pas seules.

Pas d’inquiétude pour vous sustenter : dans la journée, passage régulier de vendeurs de chaï, de lassis, de cafés et diverses boissons, de fruits, de samossas, de puri, de chips, de bhajis, de pakoras, de biscuits, etc. L’intendant passera également vous demander si vous voulez un repas, offre que vous déclinerez puisque vous avez commandé vos plats en ligne : votre byriani sera livré durant un arrêt en gare directement à votre siège (et vous prenez un byriani ou une autre spécialité locale, parce qu’à la cafét’ de la gare vous avez vu la tête des pizzas de domino’s…).

Petit-déjeuner livré à notre place.

 

Un bon livre, un petit jeu, peut-être un film téléchargé sur votre tablette, la préparation de la suite du voyage et la rédaction d’un nouvel article pour votre site, vous laisseront à peine le temps d’apprécier les paysages… Vous espérez ne pas avoir pris trop de retard durant le trajet – selon notre expérience si le train part à l’heure il respecte à peu près son horaire. Arrivés à destination, il ne reste plus qu’à trouver un tuk tuk pour vous rendre jusqu’à votre hôtel. C’est vrai qu’en général, c’est plutôt le chauffeur dudit tuk tuk qui vous trouve… et là aussi, vous pouvez réserver votre véhicule en ligne via une application – pratique aussi pour vous donner une idée du prix.

En définitive, voyager en train en Inde reflète assez bien ce que l’on a perçu du pays en général : Une densité humaine impressionnante (et parfois un peu étouffante), et des contrastes souvent violents comme quand vous quittez votre compartiment climatisé que vous partagez avec une famille de la classe moyenne et que vous retrouvez sur le quai au milieu d’une foule bigarrée et croisez un cul-de-jatte qui monte les escaliers, ou lorsque vous suivez en temps réel sur internet la progression de votre train décrépit qui roule à une pénible moyenne de 40 km/h.

Tout cela dans un chaos organisé qui fonctionne, finalement, pas trop mal. Bref, malgré la lenteur des trains (et la complexité du système), on a bien aimé !

 

Sans transition… les photos de nos 2 semaines à travers le plateau du Deccan sont là.

* Mais heureusement, vos mantras récités au temple de Vishnu et consorts vous protègent du bad karma, justement…

Premières semaines en Inde : 5 étapes, 5 atmosphères

Varanasi : Au coeur de l’hindouisme

Comme c’est une très très très vieille ville, les rues sont très étroites… on peut donc rester à l’ombre quand on se balade. Indispensable quand il fait entre 30° à 5h du matin et 45° à 17h. Mais il faut quelquefois pousser un peu les vaches qui vivent par là, et aussi éviter les rues de certains temples où les gens font la file (parfois pendant plusieurs jours…).

Varanasi (ou Benares) est l’une des principales villes sacrées de l’hindouisme. Ce qui rend son atmosphère si particulière, c’est d’une part le grand nombre de pèlerins et de sadhus drapés d’orange, mais aussi (surtout), les rites funéraires qui prennent place sur les rives du Gange : Les morts sont immergés dans le fleuve avant d’être brûlés sur des bûchers à l’air libre, leurs cendres étant ensuite dispersées dans le fleuve.

 

Agra : Au coeur de l’empire moghol

On vient d’abord à Agra pour le Taj Mahal. Et bien, il n’a pas volé sa réputation : c’est superbe et on comprend qu’il apparaisse sur les listes des plus beaux bâtiments du monde, des 7 merveilles du monde moderne, etc…, surtout quand on l’apprécie au lever du soleil, avec seulement quelques autres touristes. Mais à Agra et alentours, il y a bien d’autres splendeurs qui datent de cette époque. Nous, on a particulièrement aimé l’ancienne capitale de l’empire Moghol, Fatehpur Sikri, abandonnée il y a belle lurette. A l’intérieur d’une enceinte qui lui donne une allure de citadelle, on trouve toute une série de palais (à chacun son utilité : librairie, trésorerie, hall de justice, harem et aussi ceux dont on ne sait pas à quoi ils pouvaient bien servir). C’est assez grandiose, on sent que la question du budget n’était pas vraiment à l’ordre du jour! 

 

Dikhala : Au coeur de la jungle

Après Agra, cap vers le Nord, au pied de l’Himalaya. On ne repart pas pour un trek ou un sommet, nous ne sommes qu’à 300-400 mètres d’altitude mais nous sommes venus visiter le Parc National de Corbett, célèbre notamment pour sa population de tigres… On apprend un peu avant de venir qu’en théorie, il faut s’organiser, réserver hébergement et safaris des semaines à l’avance pour avoir une chance de dormir au coeur du parc, et pouvoir visiter les zones les plus intéressantes… Bref, on se trouve quand même un chouette logement (comprendre : en fait assez moyen, mais avec une piscine!) et un tour en jeep dans la jungle. On a de la chance : le jour de notre arrivée, deux places se libèrent pour le safari dans LA zone du parc que tout le monde recommande (Dikhala, donc). Et la chance reste de notre côté, puisqu’en plus des éléphants (dont celui qui nous force à une marche arrière de 40 minutes sur l’unique route du parc), sambals, paons et autres sangliers, nous avons aperçu deux tigres !!! D’un peu loin, c’est vrai, mais quand même… Rooooaaaar !

 

Rishikesh : yoga et baignade dans le gange

Nouveau changement d’ambiance à Rishikesh, capitale indienne (voire mondiale?) du Yoga. On y trouve de nombreux ashrams, le plus fameux, celui où les Beatles ont séjourné en 1968, est désormais un site touristique. Les autres acceuillent Indiens et occidentaux, venus en pèlerins ou pour faire une retraite spirituelle. En parallèle, les écoles de yoga, les stages de méditation, les cabinets de thérapies ayurvédiques et autres se sont développés. Et donc, on prend quelques cours de yoga et on suit même une petite introduction à la méditation… Avec un peu de rafting sur le Gange en bonus !!!

 

SHIMLA : La capitale d’été des indes britanniques

Dernière étape du Nord pour nous, Shimla est à environ 2’000 mètres d’altitude, et donc… au frais ! Les Britanniques en avaient d’ailleurs fait leur résidence d’été, et si la plupart des vieilles bâtisses coloniales sont plus ou moins en ruines, il reste un petit air colonial, et bourgeois : la ville est investie par les touristes indiens qui font leur shopping dans les rues piétonnes. Pour le coup, nous sommes vraiment dépaysés !  On profite du climat pour… ne pas faire grand chose si ce n’est mettre à jour notre site 😊.

 

Les photos c’est par ici, et l’itinéraire est presque à jour et se trouve .

Matos

« Vous partez une année !!! Mais vous mettez quoi dans votre valise ? »

On nous a posé cette question (cruciale) bien des fois… et bien, voici la réponse :

Bien-sûr, ce que l’on emporte dépend de la façon dont on voyage et surtout de la destination du voyage. Nous, on n’a pas vraiment choisi la facilité : nous allons dans des pays chauds (voire très chauds), d’autres plus tempérés, mais aussi en montagne (voire en haute montagne) où il fait froid (voire… très froid). En plus, nous sommes équipés pour le camping autonome. Bref, du matos, on en a plein !

Voici la raison pour laquelle notre valise est en fait… un sac à dos

Et parce que personne n’a envie de trimballer 18 sacs dans le métro de Chengdu ou de porter 43 kilos de bagages à travers les ruelles surchauffées de la vieille ville de Khiva, tout (TOUT!) ce que l’on prend avec nous doit tendre vers la réalisation de la règle d’or du voyageur heureux : VOYAGER LÉGER !

Commençons par l’essentiel :

Son passeport, une ou deux cartes bancaires, et quelques centaines de dollars US. Mais aussi :

Un guide de voyage
Même à l’heure du numérique on a bien du mal à se passer de la version papier… quand il est vraiment trop lourd, ben on le découpe.

Des chaussures
Une paire de chaussures de trekking légères qui servent aussi bien pour se promener dans les rues des grandes villes que pour marcher en montagne. Et puis une paire de chaussures ouvertes pour quand il fait chaud (ou quand on a marché 8 heures avec nos chaussures de trekking et qu’on est arrivé au camping/à la cabane/à la teahouse). Depuis décembre et notre arrivée en Australie, se sont surtout ces dernières que l’on a aux pieds.

Des habits
Assez, pour ne pas devoir faire la lessive tout les 3 jours, mais pas suffisamment pour être à la mode en toutes circonstances (un changement important par rapport à notre vie sédentaire…) ! En plus, nous sommes quand même obligés d’emporter bonnet, gants, polaire et autre veste « hardshell » pour nos escapades en montagne.

Une trousse de toilette…
…réduite au minimum.

Un bon livre

Souvent d’accord sur le fond, on ne l’est pas toujours sur la forme

Des lunettes à soleil
Des lunettes POLARISANTES (!) pour Aline, et pour Nicolas un modèle bon marché (il en est à sa 5ème paire !).

Un journal de bord…
…et une trousse à crayons, stylos, colle, gomme et autre matériel ad hoc. Nous en sommes au 4ème volume, heureusement nous avons eu des visites qui ont pu rapatrier les volumes 1 et 2.

Son doudou (il ne fait qu’un petit poids)

Un chapeau ou une casquette
Parce que le soleil australien est bien plus fort qu’ailleurs.

Un maillot de bain…
…et une serviette de bain (on évite le linge éponge de 4 mètres carrés pour 3 kilos et demi).

Un couteau suisse
Naturellement ! (Faut-il encore qu’il passe les multiples contrôles de sécurité des gares chinoises)

ne pas oublier son chargeur et son adaptateur…

Des appareils de télécommunication
Après mûres réflexions on a emporté chacun son smartphone plus une tablette. Après 10 mois de voyage : 1 téléphone perdu, 1 autre en fin de vie, et l’écran de notre tablette fait peine à voir, m’enfin…

Son appareil photo
Parce qu’on traverse des jolis coins.

Un sac de couchage
Moins de 900 grammes, compact et confortable jusqu’à -5°C.

Un « sac à viande »
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le concept, c’est un drap cousu au format sac de couchage. Glissé à l’intérieur de ce dernier, il le garde propre, améliore son confort et permet de gagner 2 à 3°C. Mais il est aussi bien utile pour tous les endroits dépourvus de draps (ou de draps propres).

Un matelas de sol
5 cm qui font toute la différence en camping… et aussi dans certains hôtels.

Une tente
La nôtre ne pèse même pas 2 kilos, super compacte, c’est la Rolls du voyageur sac au dos.

Un réchaud de camping
Fonctionne au gaz mais aussi à l’essence et ça cela vous sauve la vie au fin fond du Pamir. Par contre on est bons pour l’extirper du fond de notre sac à quasi tous les contrôles de sécurité des gares chinoises et à (tenter) d’expliquer son utilité à des agents un peu dubitatifs.

Deux casseroles, deux assiettes, deux tasses, deux fourchettes et deux cuillères
Un réchaud c’est bien, mais sans vaisselle, c’est rien.

Un sac à douche
Marcher 8 heures par jour : pas de problème, MAIS on veut une douche avant de se coucher. Les montagnes kirghizes, le bush australien ou les cabanes néo-zélandaises en étant dépourvue, nous transportons la nôtre.

Une montre
Elle est super ! Non seulement elle donne l’heure, mais aussi l’altitude (bien pratique parfois en randonnée), la température (pas vraiment indispensable, mais rigolo), et comporte une boussole (on peut penser que c’est surtout utile dans la nature, mais en fait on utilise cette dernière fonctionnalité plutôt dans les grandes villes…). 

Et pour transporter tout ça : un sac
Ou plutôt 3 sacs (chacun). Un tout petit pour se balader dans la rue ou prendre 3 affaires avec soi dans le bus. Un sac à dos de 30-35 litres pour les marches d’un ou deux jours, ou pour une escapade de quelques jours (on pourra aussi le transformer en sacoche pour vélo à l’occasion…). Et finalement un gros sac à dos qui peut contenir toutes nos affaires (et idéalement aussi les 2 sacs plus petits). Ce dernier pèse environ 15-16 kilos pour Aline et 18-20 pour Nicolas. Un peu moins depuis 10 jours et notre passage (haut en couleurs) à la poste de Varanasi pour y déposer un paquet de 8.5 kilos en partance pour la Suisse (fini les montagnes et le camping).

Vous pensiez qu’il suffisait d’apporter votre paquet à la poste ?
Eh non, il faut d’abord l’amener chez le préparateur de paquets…
…qui va le coudre…
…et le sceller à la cire.
Ensuite seulement, vous pouvez allez à la poste.

Nous voilà donc paré pour le reste de notre voyage… enfin on devra peut-être se procurer un parapluie (mousson oblige). À propos de notre matos, réjouissez-vous, un nouveau jeu-concours est arrivé ! C’est par ici…

 

15 jours autour du Manaslu

Samedi 5 mai, 7h00, nous avons rendez-vous dans le lobby de notre petit hôtel avec Min notre guide, Bir Bahadur notre porteur ainsi qu’avec notre chauffeur. Nous quittons donc l’impressionnante Kathmandu, son architecture unique, ses innombrables temples (hindous ou bouddhistes, parfois un peu des deux), ses ruelles poussiéreuses (ou boueuses selon la météo) et sa circulation chaotique et prenons la route pour les contreforts de l’Himalaya.

Seulement 180 km à parcourir mais vu la circulation et surtout l’état des 45 derniers kilomètres de « route », le trajet nous prend 6 bonnes heures.
Nous arrivons dans le village de Barpak, perché à 2’100m en milieu d’après-midi. Barpak c’est là qu’était situé l’épicentre du terrible tremblement de terre qui a dévasté le centre du Népal en avril 2015, pour nous, cela sera le point de départ du trek de 15 jours autour du Manaslu (8’138m).

En deux petites journées de marche, nous escaladons deux crêtes et nous redescendons au fond de la vallée de la rivière Budhi Gandaki à 970m d’altitude dans le petit village de Korlabeshi.

C’est cette vallée que nous allons remonter pendant 7 jours jusqu’au col de Larke à plus de 5’000 mètres. Et si, pendant ces 2 premiers jours nous n’avons croisé aucun autre randonneur, c’est ici que l’on rejoint le parcours standard du trek du Manaslu et quelques minutes après notre arrivée à la Teahouse de Korlabeshi nous sommes rejoints par Frédéric, un sympathique pilote de ligne suédois d’une cinquantaine d’année qui marche seul (avec guide et porteur) et avec qui nous allons faire l’essentiel du reste du chemin.

Les paysages que nous traversons les jours suivants sont très variés. Des montagnes bien-sûr, de plus en plus hautes et de plus en plus impressionnantes mais aussi de petits villages qui sont reliés entres eux (et au reste du monde) uniquement par le sentier que nous parcourons (nous le partageons donc avec toute une tripotée de mules). Partout on observe les marques du bouddhisme : Stupas, monastères, murs Mani et bien-sûr les innombrables drapeaux de prière. À partir du 6ème jour de marche nous arrivons dans des régions habitées quasi exclusivement par des populations tibétaines et le « Namasté » de salutation est rapidement supplanté par le chantant « Tashidelek ». La végétation est étonnamment (relativement à l’altitude) luxuriante. Des arbres jusqu’à plus de 3’500m et même des cultures jusqu’à près de 4’000m !

Les paysages sont variés mais le programme de nos journées, lui, est relativement standard :

7:00 / On rejoint Frédéric dans la salle à manger de notre teahouse pour petit-déjeuner. Au menu (commandé la veille) : deux cafés au lait, deux pancakes avec confiture et miel plus un muesli (ou porridge) avec des pommes et du lait chaud que l’on partage à deux.

7:45 / On boucle notre gros sac avant de le donner à Bir Bahadur (surnommé Barbidulle) pour la journée. Nous, on n’a qu’un petit sac à dos de 3-4 kilos pour marcher. Frédéric a fait de même avec son porteur, en route!

Nous marchons donc à 7, même si les 2 porteurs sont souvent loin devant ou légèrement derrière. On a bien le temps de discuter de la famille royale suédoise, de la force du soleil australien ou d’autres sujets passionnants. Dyo, le guide de Frédéric, est extrêmement volubile (et très sympathique) ce qui contraste avec Min qui parle très mal anglais et qui communique peu.

Vers midi (ou parfois déjà à 10h30) / Nos guides nous proposent de s’arrêter pour le lunch dans une… teahouse le long du chemin. Bien souvent nous commandons un Dal Bhat ce qui n’exclu pas une attente parfois longue !

Entre 14:00 et 17:00 / Arrivée à destination (à la… teahouse). En 2 minutes chrono notre gros sac est déposé dans notre chambre, on considère ensuite la/les possibilité(s) de douche et on se détend un peu.

17:00 / On prend le thé à la salle à manger. Nous choisissons souvent le méga thermos de thé au gingembre que l’on partage (à 2 ou à 3). C’est l’occasion d’écrire quelques lignes dans notre journal de bord. Il ne faut pas non plus oublier de commander le souper en avance !

19:00 / Souper. Spaghetti, macaroni, ravioli (chinese style), riz, nouilles, curries, röstis (!), pizza (on n’a jamais osé), soupes ou dal bhat bien-sûr, la carte est étonnamment variée. Par contre, elle est quasi identique d’une teahouse à l’autre sur l’entier du trek.

21:00 (grand maximum) / Au lit!

À ce rythme-là, on arrive le mardi 15 mai en vue du col de Larke (5’106m). On laisse l’équipe à Frédéric et quelques autres trekkers à la dernière teahouse avant le col et nous poursuivons seuls (enfin à 4+Pitouche).

En effet nous avons ajouté au circuit du Manaslu l’ascension du Larkya Peak (6’249m), pour ajouter un joli challenge à notre trek. Nous devons donc passer deux nuits sous tente à 5’000m, la première au col et la deuxième au pied du glacier qui dévale du sommet. Le matériel nécessaire à l’ascension (notamment le matériel de camping, piolets, cordes, crampons et chaussures) est apporté depuis l’autre côté du col par une équipe de 3 personnes, dont un guide assistant qui s’occupe aussi de la cuisine. Nous avons pas mal de chance, les nuits ne sont pas trop froides (l’isolation au sol est par contre un peu light, mais on est resté en dessus de -5°C), et la matinée au col est splendide : pas un nuage à l’horizon ! On apprécie juste le paysage en laissant de côté les appréhensions pour la nuit prochaine.

On attaque donc l’ascension du glacier au milieu de la nuit, après avoir fait quelques petits exercices dans l’après-midi : utilisation d’un «ascender» et descente en rappel. Ça monte raide ! On a rapidement besoin du piolet, puis de s’assurer avec une corde fixe. Il a pas mal neigé ces dernières semaines, et nous devrons donc suivre un itinéraire plus difficile que prévu. Après 3 heures d’efforts, le ciel s’éclaircit et nous nous retrouvons au coeur d’un cirque de glace et de roches, c’est très impressionnant. Mais…

Nous constatons aussi que nous ne sommes pas très haut (enfin tout est relatif, 5’680 m, en gros) ; Nicolas ne se sent pas très bien et sa toux qu’il traîne depuis plus de 10 jours nous inquiète un peu ; enfin, il faut bien le dire, notre guide et son assistant ne nous semblent pas maîtriser leur partition – la demi-heure d’attente dans une pente ultra-raide, où on ne peut pas bouger, avec des consignes peu claires au moment du redémarrage sera le déclic pour nous faire dire stop. À regrets, bien sûr, mais nous n’avons plus tellement de plaisir. On décide donc de descendre, en partie en rappel, ça va bien plus vite – de jour les inclinaisons des pentes sont encore plus impressionnantes !

Le fait de s’être arrêté assez tôt nous permet de plier le camp dans la matinée et de rejoindre Bhimtang, avec son altitude plus confortable (3’700m), où l’on apprécie la douche chaude de la teahouse.

Il nous reste une bonne journée de marche : on retrouve les fleurs, la forêt, et, à notre arrivée à Dharapani (dernière étape) : la « route ». Celle-ci s’avère encore plus chaotique que celle qui nous avait conduit à Barpak, sur les 45 premiers kilomètres en tout cas (3 heures). Ensuite, on roule jusqu’à Pokhara où nous trouvons tous les services nécessaires aux trekkers fatigués (mais contents) que nous sommes : hôtel confortable, restaurants accueillants, consultation médicale, pizzeria, cafés, et salon de massages, …

 

Plus de photos du Népal par ici…

Gastronomie volume 4 : Le Myanmar

Géographiquement, le Myanmar est entouré par l’Inde, la Chine et la Thaïlande… prometteur sur le plan gastronomique! La cuisine traditionnelle birmane est pourtant assez différente de ses voisines. La principale distinction tient probablement dans le fait qu’elle est globalement moins épicée. (Cela viendrait notamment du mode de cuisson)

Les currys sont malgré tout souvent savoureux ; Ils sont toujours accompagnés de quelques (jusqu’à 20) petits agréments : dip de poisson séché, tapenade d’herbettes, petite soupe, etc…

Les accompagnements du curry

Une des découvertes que nous avons apprécié ce sont les salades. À choix : Tomates, chou, gingembre, chou-fleur, feuille de thé ou de tamarin…avec des cacahuètes pilées, parfois du sésame et toujours de l’oignon – il semblerait que les Birmans sont les plus gros consommateurs d’oignons au monde, de quoi nous les rendre sympathiques !

 

Classique : currys et salades

Côté boissons, il faut choisir entre jus de fruit frais et café glacé… Dur dur! Mais le plus authentique, reste le jus de canne à sucre. On le trouve vraiment partout, jusque dans les plus simples «boui-bouis». La seule chose qui change est le niveau technologique de la machine à presser les cannes…


Une autre chose qui se trouve dans tout le pays, c’est les  «Shan noodles». (originaire de l’état Shan, vaste région de l’est du Myanmar). Il s’agit d’un plat de nouilles de riz (rondes et collantes pour la version bouillon, plates et non collantes pour la version salade), servies avec un curry de tomates (souvent avec du porc). C’est un plat traditionnellement servi au petit-déjeuner, mais aussi comme en-cas durant la journée. C’est sûr qu’à priori, commencer la journée avec un bouillon de nouilles, cela ne nous parlait que moyennement. Mais, en fait, elles ont «un petit goût de reviens-y», 😀 on a donc régulièrement préféré l’option locale à l’offre occidentale du petit-déjeuner : toast, confiture et oeufs brouillés (ou omelette).

 

Comme en-cas, il y a aussi toute une variétés de snacks comme les samosas ou les pakoras, farcies de légumes et de pommes de terres… délicieux avec une petite sauce épicée et de la coriandre.

 

Et puis, il faut bien le dire, on a aussi bien profité du fait que de nombreux voisins indiens, chinois et thaïs se soient installés dans le pays et aient ouvert quelques bistrots…

Ail et gingembre passés au pilon lors d’un cours de cuisine à Bagan

The Road to Mandalay

Après 4 mois au volant de notre propre voiture, nous voici redevenus… des piétons. C’est l’occasion d’expérimenter quelques-uns des nombreux moyens de transport du Myanmar. (l’itinéraire parcouru c’est par ici).

 

L’avion

Pour rejoindre le Myanmar depuis la Nouvelle-Zélande on ne s’est pas posé la question. Par contre nous aurions bien voulu quitter le pays par voie terrestre pour l’Inde. Malheureusement, hormis avec la Thaïlande, les frontières birmanes demeurent plus ou moins fermées. Si un doute subsistait, notre conversation avec le préposé aux visas du consulat indien à Mandalay l’a définitivement écarté.

 

Le bus urbain

Pas toujours simple à utiliser dans une ville que l’on ne connaît pas (et quand on ne parle pas la langue), c’est néanmoins toujours sympathique de se mêler aux locaux pour sillonner une grande ville. À Yangon, des bus, il y en a plein et même si leur numéro est parfois uniquement écrit en caractères birmans on finit vite par trouver ses marques, aidés par le plan en quasi-damier de la ville. Mention spéciale au bus no 21, super pratique ! À Mandalay, pas de bus au sens propre, mais des camionnettes taxi-collectifs dont on n’a pas compris le fonctionnement. Il n’empêche, bloqués le long d’une avenue sans aucun taxi à l’horizon, une camionnette s’arrête et nous emmène à moins de 200m de notre destination à l’autre bout de la ville.

 

Le taxi

Même si on trouve le bus public beaucoup plus amusant, parfois on apprécie un peu plus de confort (tout comme le fait de connaître sa destination…).

 

Le ferry

Pour traverser le fleuve à Yangon (et se retrouver en rase campagne en 15 minutes depuis le centre-ville) il existe un pittoresque service de ferry. D’accord, il y a un tarif spécial pour les étrangers mais ça reste moins cher que la CGN. À ce prix on vous offre une petite bouteille d’eau et en plus il y a une zone réservée au étrangers à bord… D’accord celle-ci est entièrement squattée par des moines mais il y a de toutes façons bien trop de choses à voir pour aller s’asseoir dans un coin.

 

Le train

De Yangon à Bagan, nous avons pris le train : 17 heures de train bringuebalant à travers les plaines birmanes, dans un wagon-couchette bien old style (comprendre : spacieux mais poussiéreux, avec une tablette rétractable qui nous est restée dans les mains). Mention spéciale au service de repas en chambre. En effet, notre wagon, en queue de train, était séparé du reste du convoi. Les commandes sont prises au départ du train, puis livrées par la fenêtre à 19:00 et 8:00 tapantes. Nous aurons parcouru environ 600 kilomètres, soit une honorable moyenne de 33 km/h. C’est toujours le double de la vitesse moyenne du train circulaire complètement délabré de Yangon : on a d’ailleurs pas bien compris pourquoi les gens continuent à l’utiliser.

 

Le side-car « Myanmar style »

Sorte de rickshaw motorisé, mais avec les places passagers sur le côté (et sur le porte-bagage). Lorsque un chauffeur nous propose de nous emmener pour un prix fort modique on lui répond qu’étant trois (4 avec Pitouche) cela ne sera pas possible… il nous démontre rapidement le contraire !

 

Le tuk-tuk

Un classique de l’Asie du Sud-Est. Il n’a pas l’efficacité du scooter en terme de maniabilité, ni celle du taxi en termes d’espace et de puissance… mais c’est bonard!

 

Le scooter électrique (e-bike)

C’est LE moyen de visiter Bagan et les milliers de temples alentours. Bien sûr cela n’empêche pas de se perdre à travers les innombrables pistes qui sillonnent la région ni de s’ensabler quelquefois, mais pour être au lever du soleil au sommet du temple no 861 (repéré la veille) c’est parfait !

 

Le bateau

On nous a emmené sur un petit bateau à moteur sur l’Irrawady à Bagan (pour aller voir des temples, évidemment), et sur le lac Inle. De notre journée sur le lac, nous retiendrons notamment la visite de l’atelier de tissage et en particulier l’extraction de la fibre de lotus : assez impressionant !

 

Le vélo

Nous avons pedalé en ville à Mandalay, dans les collines autour de Pyin Oo Lwin, et sur les rives du lac Inle. Autour du lac, c’était pendant le festival de l’eau : nous étions munis de pistolets à eau pour riposter face aux nombreux groupes d’arroseurs installés le long des routes… même s’il faut bien dire que vu les seaux d’eau (voire les bassines) reçus sur la tête, nous ne faisions pas le poids!

 

Le bus interurbain

De Bagan jusqu’au lac Inle, de Kalaw à Mandalay ou de Mandalay jusqu’à Mawlamyine, c’est en bus de nuit que nous avons voyagé. On se souviendra surtout de notre arrivée à 3h30 du matin dans le terminal désert en périphérie de Mandalay (avec 2 heures d’avance sur l’horaire !). Autant dire que l’on n’a pas beaucoup négocié le prix du taxi… Heureusement l’hôtel semi-chic que l’on a réservé (et où l’on débarque à 4h10) nous offre le check-in le plus avancé de tous les temps… sans même sourciller.

 

Le moto-taxi

Rapide, pas cher et pas toujours très stable (surtout avec nos gros sacs à dos) nous avons utilisé ce moyen de transport une ou deux fois en ville.

 

 

Le pick-up bus

Emprunté en ville à Mandalay, et entre Mandalay et Pyin Oo Lwin. Deux banquettes fixées à l’arrière d’une camionnette, surmontées d’un toit : Entassez ensuite un maximum de matériel et de passagers (sur le toit ou à l’intérieur, faites au mieux) et vous avez un transport public pour pas cher.

 

Le scooter

Tant à Mandalay qu’à Mawlamyine ou Hpa-an, c’est très pratique pour visiter les sites éloignés du centre-ville. D’autant que la plupart des hôtels en louent, et que le trafic, certes anarchique, se révèle en fait assez fluide.

 

Vous le voyez, on utilise de nombreux moyens de transport… mais au Myanmar,  quoi qu’il arrive, on finit toujours à pied, pieds nus dans un temple !

 

 

Les photos du Myanmar c’est par ici…

Cher journal, …

 

Comme vous le savez peut-être, nous tenons un « journal de bord » de notre voyage. À chaque jour sa page avec illustrations et collages…

Quoi de mieux, pour vous faire partager notre expérience néo-zélandaise, que de vous l’ouvrir ?

 

Notre premier jour au pays des Kiwis :

 

 

5 mars, un jour de route et le point le plus au sud de notre voyage :

 

 

Le lendemain, kayak sur les eaux du fjord de Doubtful, dans le parc National du Fjordland :

 

 

deux jours – sur quatre – de marche dans le même parc national, avec nuits en cabane (pas tout-à-fait les mêmes que chez nous…) :

 

 

Un peu plus tard, sur l’île du Nord :

 

 

Dans la région géothermale de Rotorua :

 

 

Sortie en bateau jusqu’à White Island, le point le plus à l’Est de notre voyage :

 

 

Nous attaquerons un nouveau chapitre à partir du 4 avril, dès notre atterrissage au Myanmar!

Pour les photos de la Nouvelle-Zélande, c’est par ici : Île du Sud et île du Nord.

Gastronomie volume 3 : Australie et Nouvelle-Zélande

Avez vous déjà remarqué que, de part le monde, les restaurants australiens et néo-zélandais sont plutôt sous-représentés face au restos thaïs, chinois, indiens, japonais, italiens, mexicains, …? Et bien ce n’est probablement pas uniquement parce que ces deux pays sont très loin de chez nous (d’ailleurs l’agneau, lui, arrive très bien jusque dans nos supermarchés). Si la gastronomie de ce coin du globe ne s’exporte pas plus, c’est peut-être parce qu’elle n’a rien de très exceptionnel. Les classiques n’ont, à vrai dire, pas réussi à nous enthousiasmer.

Côté petit-déjeuner, c’est vrai qu’on a souvent trouvé une offre alléchante… les australiens ont été élus champions des oeufs pochés sur toast, accompagnés d’epinards ou d’avocat : pas mal du tout. Cela dit, si vous cherchez un bon pain maison pour vos tartines, bonne chance (ça existe, mais c’est rare).

 

L’en-cas emblématique, c’est le «pie», c’est à dire une tourte, en général farcie de ragoût, parfois agrémenté d’oignons, de champignons, ou de lard. On en trouve partout, du supermarché au shop de la station-service, en passant par le pub et les cafés. C’est d’ailleurs parfois la seule alternative à la saucisse en cage (pourtant il n’y a pas eu de colonies allemandes par ici).

 

Parmi les classiques très répandus, toujours sous influence anglaise, il y a l’incontournable «fish & chips». Forcément, avec tous ces kilomètres de côte, les néo-zélandais et surtout les australiens sont des grands fans de pêche. Et pourtant, les poissons aux chaires fines et tendres se retrouvent bien souvent sauvagement panés, et frits (heureusement, le gras, c’est la vie).

Fish & Chips vs saumon fumé à froid directement dégusté sur le lieu d’élevage… 

Aussi bien dans les pubs que dans des restaurants un peu plus raffinés, le jarret d’agneau fait également partie des plats traditionnels des deux pays, tout comme le … burger. On trouve ce dernier sous toutes formes de déclinaisons, du plus banal, au vegan burger, en passant par le burger de kangourou (qu’on a pas testé) ou le steak sandwich. Sympa, mais un peu répétitif.

Pour trouver des plats un peu plus originaux et souvent très savoureux, il faut se rendre dans les restaurants qui proposent une cuisine un peu plus élaborée : on s’est régalé quelques fois! Cependant, certains de nos meilleurs repas resteront ceux pris dans les restos thaïs, chinois, indiens, japonais, italiens, mexicains, …(et pour pas cher, en plus!).

Mais un aperçu de la gastronomie locale reste incomplet tant que l’on a pas abordé la question du barbecue… Nous restons un peu néophytes en la matière, même si on a utilisé quelques fois le système de barbecue à gaz, à disposition partout en Australie, sur les plages, aires de repos, et dans les campings. C’est très répandu en Nouvelle-Zélande aussi. Les aficionados du barbecue au charbon devront passer leur chemin… Cela dit, on a la preuve (pour nos éventuels lecteurs australiens) que ça marche aussi pour les légumes!!!

On se réjouit donc de découvrir la cuisine birmane, puis népalaise… et aussi, plus tard, de retrouver certaines saveurs «de chez nous»… mais à votre avis, lesquelles? C’est l’occasion de jouer à notre nouveau jeu-concours! Par ici…