Inclassables

Gastronomie volume 4 : Le Myanmar

Géographiquement, le Myanmar est entouré par l’Inde, la Chine et la Thaïlande… prometteur sur le plan gastronomique! La cuisine traditionnelle birmane est pourtant assez différente de ses voisines. La principale distinction tient probablement dans le fait qu’elle est globalement moins épicée. (Cela viendrait notamment du mode de cuisson)

Les currys sont malgré tout souvent savoureux ; Ils sont toujours accompagnés de quelques (jusqu’à 20) petits agréments : dip de poisson séché, tapenade d’herbettes, petite soupe, etc…

Les accompagnements du curry

Une des découvertes que nous avons apprécié ce sont les salades. À choix : Tomates, chou, gingembre, chou-fleur, feuille de thé ou de tamarin…avec des cacahuètes pilées, parfois du sésame et toujours de l’oignon – il semblerait que les Birmans sont les plus gros consommateurs d’oignons au monde, de quoi nous les rendre sympathiques !

 

Classique : currys et salades

Côté boissons, il faut choisir entre jus de fruit frais et café glacé… Dur dur! Mais le plus authentique, reste le jus de canne à sucre. On le trouve vraiment partout, jusque dans les plus simples «boui-bouis». La seule chose qui change est le niveau technologique de la machine à presser les cannes…


Une autre chose qui se trouve dans tout le pays, c’est les  «Shan noodles». (originaire de l’état Shan, vaste région de l’est du Myanmar). Il s’agit d’un plat de nouilles de riz (rondes et collantes pour la version bouillon, plates et non collantes pour la version salade), servies avec un curry de tomates (souvent avec du porc). C’est un plat traditionnellement servi au petit-déjeuner, mais aussi comme en-cas durant la journée. C’est sûr qu’à priori, commencer la journée avec un bouillon de nouilles, cela ne nous parlait que moyennement. Mais, en fait, elles ont «un petit goût de reviens-y», 😀 on a donc régulièrement préféré l’option locale à l’offre occidentale du petit-déjeuner : toast, confiture et oeufs brouillés (ou omelette).

 

Comme en-cas, il y a aussi toute une variétés de snacks comme les samosas ou les pakoras, farcies de légumes et de pommes de terres… délicieux avec une petite sauce épicée et de la coriandre.

 

Et puis, il faut bien le dire, on a aussi bien profité du fait que de nombreux voisins indiens, chinois et thaïs se soient installés dans le pays et aient ouvert quelques bistrots…

Ail et gingembre passés au pilon lors d’un cours de cuisine à Bagan

 

 

Gastronomie volume 3 : Australie et Nouvelle-Zélande

Avez vous déjà remarqué que, de part le monde, les restaurants australiens et néo-zélandais sont plutôt sous-représentés face au restos thaïs, chinois, indiens, japonais, italiens, mexicains, …? Et bien ce n’est probablement pas uniquement parce que ces deux pays sont très loin de chez nous (d’ailleurs l’agneau, lui, arrive très bien jusque dans nos supermarchés). Si la gastronomie de ce coin du globe ne s’exporte pas plus, c’est peut-être parce qu’elle n’a rien de très exceptionnel. Les classiques n’ont, à vrai dire, pas réussi à nous enthousiasmer.

Côté petit-déjeuner, c’est vrai qu’on a souvent trouvé une offre alléchante… les australiens ont été élus champions des oeufs pochés sur toast, accompagnés d’epinards ou d’avocat : pas mal du tout. Cela dit, si vous cherchez un bon pain maison pour vos tartines, bonne chance (ça existe, mais c’est rare).

 

L’en-cas emblématique, c’est le «pie», c’est à dire une tourte, en général farcie de ragoût, parfois agrémenté d’oignons, de champignons, ou de lard. On en trouve partout, du supermarché au shop de la station-service, en passant par le pub et les cafés. C’est d’ailleurs parfois la seule alternative à la saucisse en cage (pourtant il n’y a pas eu de colonies allemandes par ici).

 

Parmi les classiques très répandus, toujours sous influence anglaise, il y a l’incontournable «fish & chips». Forcément, avec tous ces kilomètres de côte, les néo-zélandais et surtout les australiens sont des grands fans de pêche. Et pourtant, les poissons aux chaires fines et tendres se retrouvent bien souvent sauvagement panés, et frits (heureusement, le gras, c’est la vie).

Fish & Chips vs saumon fumé à froid directement dégusté sur le lieu d’élevage… 

Aussi bien dans les pubs que dans des restaurants un peu plus raffinés, le jarret d’agneau fait également partie des plats traditionnels des deux pays, tout comme le … burger. On trouve ce dernier sous toutes formes de déclinaisons, du plus banal, au vegan burger, en passant par le burger de kangourou (qu’on a pas testé) ou le steak sandwich. Sympa, mais un peu répétitif.

Pour trouver des plats un peu plus originaux et souvent très savoureux, il faut se rendre dans les restaurants qui proposent une cuisine un peu plus élaborée : on s’est régalé quelques fois! Cependant, certains de nos meilleurs repas resteront ceux pris dans les restos thaïs, chinois, indiens, japonais, italiens, mexicains, …(et pour pas cher, en plus!).

Mais un aperçu de la gastronomie locale reste incomplet tant que l’on a pas abordé la question du barbecue… Nous restons un peu néophytes en la matière, même si on a utilisé quelques fois le système de barbecue à gaz, à disposition partout en Australie, sur les plages, aires de repos, et dans les campings. C’est très répandu en Nouvelle-Zélande aussi. Les aficionados du barbecue au charbon devront passer leur chemin… Cela dit, on a la preuve (pour nos éventuels lecteurs australiens) que ça marche aussi pour les légumes!!!

On se réjouit donc de découvrir la cuisine birmane, puis népalaise… et aussi, plus tard, de retrouver certaines saveurs «de chez nous»… mais à votre avis, lesquelles? C’est l’occasion de jouer à notre nouveau jeu-concours! Par ici…

 

Gastronomie volume 2 : Chine

En Chine peut-être encore plus qu’ailleurs, les expériences culinaires font partie intégrante du voyage. En ce qui nous concerne, globalement, on a beaucoup aimé ! La cuisine chinoise est très variée selon les régions, difficile de la résumer en quelques plats ou quelques lignes… Voici  un topo absolument subjectif et non exhaustif :

Commençons par les emblématiques pattes de poulet! On en trouve partout (notamment comme en-cas), cela fait partie des choses que l’on a moins appréciées (commandées par erreur en choississant le plat de nos voisins de table).

Il faut d’ailleurs signaler que bien que nous ayons joyeusement goûté pas mal de trucs bizarres, nous n’avons, loin s’en faut, pas tout testé, du groin de porc au serpent séché, on a laissé (pour une prochaine fois…) toute une série d’autres (parties d’) animaux plutôt «inhabituel(le)s» (et peu ragoutant(e)s pour notre sensibilité toute occidentale).

 

Parmi les spécialités très populaires, citons parmi nos favorites :


♦ Le bol de nouilles : une poignée de nouilles dans un bouillon bien épicé, agrémenté d’un peu de viande hachée, de ciboulette, cacahuètes, ou d’autres trucs chouettes… C’est assez simple et vraiment bon. Les restaurants proposant (uniquement) 10 versions de ce plat sont légions partout en Chine, (un peu moins dans le sud). Le top du top dans cette catégorie, ce sont les «Lanzhou Laomian» (nouilles de lanzhou). On en a d’ailleurs mangé à… Lanzhou. Cela dit, impossible pour nous de dire ce qu’elles avaient de plus que les (nombreuses) autres versions testées.

♦ Le «hot pot». Spécialité de Chendgu, mais le meilleur qu’on a goûté c’etait à Dunhuang (dans le nord ouest). Il faut choisir ce qu’on veut (légumes, pâtes, champignons, viandes, poissons, et autres) qu’on cuit ensuite dans un bouillon très pimenté, au milieu de la table, (façon fondue chinoise, en quelque sorte). Rien de tel pour le «chili training».

♦ Les raviolis. Les plus communs sont fourrés à la viande hachée, avec une pâte fine. Parfois grillés, souvent cuits à la vapeur, il y a plein de différentes farces. Pour en goûter des «bons comme là-bas», un nouveau food truck en proposera prochainement dans la région lausannoise.

Les grandes piles de paniers en bambous devant les restaurants sont faciles à repérer, et proposent  fréquemment encore d’autres «bouchées» , à base de riz ou de patate douce par exemple.

 

Pour terminer, les ingrédients clés de nos plats préférés : de l’ail, du gingembre, des piments, du poivre du Sichuan, de l’huile et éventuellement des graines de soja et une touche de vinaigre de riz. Le tout, y compris l’huile, en grande quantité (le gras, c’est la vie), c’est important. Vous passez tout ça au wok très chaud avec des produits frais, accompagné de coriandre et/ou d’oignons frais… un régal! C’est sans doute ce que nous essaierons de reproduire à notre retour, et qui nous manquera peut-être déjà après quelques burgers de kangourous !!!

 

Poisson à la bière, spécialité du Guangxi.

Gastronomie volume 1 : Asie centrale/ 10.10.2017

Impossible de parler de la gastronomie en Asie centrale sans évoquer le «plov» et les «shashlicks», tant ces deux plats sont omniprésents.

Le plov est considéré comme le plat national en Ouzbékistan et au Tadjikistan, il se compose de riz frit, avec carottes, oignons et agneau frits également, et parfois des raisins secs et des pois chiches. Les «shashlicks» quant à elles, sont des brochettes de viande, (souvent d’agneau), accompagnées d’oignons crus.

 

 

Sur la brochette, le morceau de choix : du pur gras de mouton… en provenance directe des culs de moutons ci-dessus!

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais après deux mois en Asie centrale, il y a quand même d’autres choses dont nos papilles se souviennent. Un de nos coup de coeur, c’est l’ashlyan-fu. Il s’agit d’une soupe de nouilles froides (avec deux sortes de nouilles), assez épicée. C’est une spécialité dunghan, minorité d’origine chinoise, qui est installée autour de Karakol, au Kirghizstan. On avait d’ailleurs notre stamm au marché, il est facile à trouver : parmi les 24 gargottes qui en vendent, c’est celle qui est toujours archi-pleine (avec des rideaux violets). Ça se mange avec du pain frit fourré à la patate.

Si on arrive à trouver la recette et les ingrédients à notre retour, il nous faudra des cobayes… Mais on ne dira plus que c’est sur les marchés que l’on mange le mieux depuis qu’on a goûté (à Taschkent), au naryn, un plat froid (gras et fade) de nouilles, viande hachée et saucisse de cheval. Promis, celui-ci on ne le tentera pas !

La salade concombre-tomate-oignon, souvent avec de la coriandre ou de l’aneth, c’est notre apport principal de légumes, quoique les restaurants moins basiques proposent souvent des salades d’aubergines. Il y a bien des longues listes de salades sur les menus mais la plupart sont à base de viande (et comme les plats et les soupes sont déjà bien viandeux…) ou alors «nieto» : c’est sur le menu mais ils n’en ont pas. Au marché, il y a parfois un petit rayon de salades « corean style » à l’emporter, notamment à l’aubergine (oui, encore, mais c’est tellement bon) ou au chou, avec pas mal d’aïl, mmmh, ça fait un bon pique-nique avec le pain du boulanger et un peu de fromage frais.

Au petit-déjeuner, on nous sert souvent du «kacha» une purée de millet, d’avoine ou autre céréale enrichie au lait ou au beurre. Les oeufs – durs, au plat ou miroirs (et l’omelette quand on a de la chance) – occupent aussi une bonne place. Chaque région a une spécialité de pain même si de loin il se ressemblent un peu : ronds, plats au centre et plus ou moins rebondis dans les bords, avec de la farine de blé blanche. Tant au petit-déjeuner qu’à l’heure du thé il est servi avec des confitures délicieuses, notamment celle aux abricots ou à la framboise, alors que celle aux cerises est systématiquement trop liquide et contient des noyaux, au grand dam de Nicolas…

Au rayon boissons, on cherche encore les jus de fruits frais, malgré les pêches, pastèques (beaucoup de pastèques), fraises, raisins, et autres fruits qui garnissent les étals des marchés. On ne se contente pas tout à fait de thé, on a goûté plusieurs spécialités ; le kumis : lait de jument fermenté, le kvac : sorte de cidre, le morc : à peu près pareil mais un peu plus fruité, le maksim : exclusivité kirghize à base d’orge fermenté, le compot : jus de cerise dilué, et bien quelques « pivo » (bière en russe).

On quitte donc l’Asie centrale avec quelques bons souvenirs gustatifs mais aussi bien curieux de goûter aux cuisines chinoises du nord-ouest au sud-est !

VISAS / 27.08.2017

En Asie centrale, il arrive un moment où le voyageur insouciant se retrouve confronté à la problématique épineuse des visas. Celle-ci sera passablement différente selon que vous décidiez de tenter d’obtenir vos visas avant de quitter la Suisse ou, comme nous, une fois partis.

Le Kazakhstan et le Kirghizstan ne posent pas de problème, le premier ayant prolongé pour une année son « offre promotionnelle » de dispense de visa pour les citoyens de l’espace Schengen et le second ne demandant plus de visa pour les citoyens européens depuis belle lurette.

Pour la Chine, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, c’est une autre histoire :
Le visa tadjik s’obtient aisément en 2 jours à Bishkek auprès de l’ambassade où le personnel est fort aimable et accommodant (il vous en coutera 85 $US cash et vous prendra une quinzaine de minutes).

Le visa ouzbek est un peu plus ardu à obtenir à Bishkek : il faut d’abord prendre rendez-vous par téléphone (sauf que le numéro est introuvable et que de toute façon tous les rendez-vous sont agendés à 10h le lendemain…) puis aller faire le pied de grue devant l’ambassade (dès 10h donc) jusqu’à que vous puissiez déposer les différents documents demandés. On vous demandera ensuite de téléphoner 1 semaine plus tard, puis 4 jours plus tard, avant de retourner faire le pied de grue devant l’ambassade jusqu’à que l’on vous remette un bulletin de versement (75 $US) que vous devrez aller payer à la banque 2 km plus loin avant de revenir (…) à l’ambassade et de (enfin) récupérer votre visa.

 

 

 

 

 

Toute l’opération étant rendue d’autant plus pénible que la préposée de l’ambassade n’a manifestement pas très bien dormi (depuis plusieurs mois…).

Concernant le visa chinois la situation semble simple : plus aucune ambassade d’asie centrale ne délivre de visa aux ressortissants étrangers !
Cet état de fait, étant susceptible de changer du jour au lendemain, cela engendre d’infinies discussions sur les forums de voyageurs. On vous parlera par exemple, de la mystérieuse Mme Liu opérant depuis une sombre officine à Almaty, et qui pourrait encore obtenir le fameux visa contre une (presque) modique rétribution…

Nous avons donc « choisi » d’envoyer nos passeports en Suisse afin qu’une société spécialisée nous obtienne le visa tant désiré.

Facile à dire mais pas si simple à organiser, sachant que :

  • Il est naturellement impossible de traverser une frontière sans passeport par ici.
  • Nous avions impérativement besoin de notre passeport pour le trek de 7 jours sur le glacier Inylchek (situé en zone frontière et nécessitant un permis spécial).
  • La poste kirghize n’est pas classée parmi les 10 services postaux les plus efficaces au monde…
  • DHL (qui est probablement classé dans la liste évoquée ci-dessus) ne livre au Kirghizstan qu’à Bichkek.
  • Nous avions besoin de nos passeports pour obtenir les visas ouzbek et tadjik.

Après pas mal de prises de tête, de téléphones et d’emails, tout finit par parfaitement s’emboîter et on obtient nos 3 visas juste 2 jours avant de partir pour le glacier Inylchek.

 

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C’EST PARTI ! 16.07.17

Les sacs sont presque prêts. Nous décollons de Genève le 17 juillet pour Almaty au Kazakhstan. 

 

Mais on va où ?

Nous avons prévu de visiter, dans l’ordre (ou pas…) : Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Chine, Australie, Myanmar (Birmanie), Inde, Népal.