Carnet de route : TADJIKISTAN

Ça roule (ou bien ?) / 27.09.2017

9 jours de vélos dans le Pamir.

Cette région reculée du Tadjikistan, aux confins des frontières afghane et chinoise, est magnifique mais quasi dépourvue de transports publics. Du coup il nous a semblé que le vélo était un bon moyen pour la découvrir (visiblement, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l’idée, on croise presque chaque jour 2 ou 3 voyageurs à vélo). Nous n’avons pas été déçus !

5 nuits chez l’habitant, 2 nuits sous tente et une nuit à l’hôtel (sous tente également…).

On ne parle toujours pas couramment le russe, mais la barrière de la langue n’empêche pas un accueil chaleureux et on se sent toujours les bienvenus.

 

1 douche chaude, 5 sources thermales et 2 « douches » dans la rivière.

En effet, il y a plusieurs sources chaudes sur la route (et on les a presque toutes visitées). Ça tombe bien, parce que dans les homestays il n’y a pas d’eau courante. Ça veut dire aussi que la plupart des sources chaudes sont plus des bains communaux que des spas avec bains à remous… m’enfin c’est typique !

4’344 mètres, c’est l’altitude du col de Khargush (le Nüfenen peut aller se rhabiller).

On en a le souffle court (à cause du manque d’oxygène) et parfois même coupé (à cause de la vue).
En tout cas, on est plutôt content de franchir le col le plus haut de la Pamir Highway (4’655 m) en jeep deux jours plus tard…

0 sacoche, mais nous étions déjà contents de pouvoir louer deux vélos à Khorog.

À la place, on fixe nos sacs sur les porte-bagages avec un puissant système à base de cordage et de ceinture. Ça marche, mais les sacs souffrent.

 

247 tasses de thé (chacun).

Matin et soir, pour les repas. Mais le thé c’est aussi ce qu’on nous sert à peine arrivés, avec du pain (maison), souvent de la (bonne) confiture, toujours des (vieux) bonbons. L’eau (en bouteille), les sodas, et en fait à peu près tout le reste est difficile à trouver.

1’000’000’000 d’étoiles à 3’700 mètres d’altitude.

Par chance (!), les toilettes sont situées à 300 mètres de notre logement (et, on vous le rappelle, on a bu beaucoup de thé…).

 

3’574 Hello / Asalam Aleykum.

On n’a pas compté exactement, mais on ne doit pas en être bien loin. On a l’impression d’avoir salué tous les enfants dont certains traversent parfois tout un champ en courant pour venir se planter au bord de la route et nous dire «hello». Un certain nombre d’adultes ont d’ailleurs gardé leur enthousiasme d’enfant semble-t-il…

 

551 km parcourus dont près de la moitié sur de la route non revêtue (voire franchement pourrie).

Et 250 kilomètres le long de la frontière avec l’Afghanistan, juste de l’autre coté de la rivière. Pour le détail de l’itinéraire c’est par ici…

3 « plov », dont une version surgrasse.

La gastronomie centre-asiatique est quand même un brin monotone (à notre goût), et lorsque les rares légumes de la recette sont remplacés par une double dose d’huile : on en a gros !

 

77 jurons sur les 16 kilomètres jusqu’au village de Bulunkul.

On nous avait vendu une route de terre, à plat. On se retrouve sur une route vallonnée où nos roues s’enfoncent dans le sable et les gravillons… Après 6 heures de vélo entre 3’500 et 4’250 mètres… pffff !

 

2 cyclistes bien contents (et fourbus).

Voilà pour les chiffres et les anecdotes, évidemment on en a surtout pris plein les yeux, et pour vous raconter ça il vaut mieux quelques photos !