Carnet de route : OUZBÉKISTAN

Ouzbékistan / 14.09.2017

 

 

On y a ajouté deux jours à Tachkent, en arrivant du Kazakhstan, et on repart par Denaou, à la frontière tadjike près de Douchanbé.

 

 

Les photos faites par nous-mêmes sont , et pour les commentaires culturels c’est par ici ou par là

Nos autres coups de coeur : la ligne de bus 22 à Samarcande, la mosquée Khalon – et son minaret – à Bukhara, la cuisine dans les chauderons à Tachkent, le minaret inachevé de Khiva, le petit-déjeuner de la guesthouse Timur the Great à Samarcande.

 

 

 

On a un peu moins aimé… qu’il n’y ait pas de défilé pour la fête de l’indépendance – on s’en faisait une joie – et qu’à la place, les parcs soient interdits d’accès aux promeneurs… , l’absence de consigne à la gare de Tachkent (bien indiquée sur les panneaux…), l’omniprésence policière à Tachkent (même s’ils sont plus intéressés par Shakiri que par le contenu de notre sac).

 

En matière d’argent l’Ouzbékistan présente une double particularité :
D’abord sa monnaie (le som) n’est pas librement convertible et sa valeur officielle est définie non pas par le marché mais par le gouvernement. En résulte un marché parallèle particulièrement actif. Lors de notre arrivée dans le pays, 1 USD valait 4’200 SOM au taux officiel contre environ 7’800 SOM au marché noir. Ainsi vos vacances vous coûteront presque deux fois plus cher si vous utilisez le système bancaire officiel !
Ensuite dans un effort assez comique de négation de l’inflation, le gouvernement a longtemps refusé d’émettre de nouveaux billets. Ainsi jusqu’à peu, la plus grosse coupure était celle de 1’000 SOM (c’est-à-dire 12 ou 13 centimes !).
Quel plaisir de payer sa note de restaurant avec une bonne centaine de billets !
Et que dire de la joie d’aller changer 100 dollars en (semi-) catimini au marché et de se retrouver l’heureux propriétaire d’un paquet de billets aussi épais que «Guerre et paix» de Tolstoï !

Mais tout cela est entrain de changer : une coupure de 5’000 SOM est sortie fin 2013 et une de 10’000 en avril 2017 puis une de 50’000 cet été (on parle d’un billet de 100’000 SOM pour la fin de l’année !). Et le 5 septembre dernier (c’est-à-dire pendant notre séjour), un décret présidentiel a mis un terme au système du taux de change officiel.
C’est donc la fin des nombreux changeurs de rue, repérables (facilement) à leur sac en plastique bourré d’argent et dont la vitesse de comptage des liasses de billets était légendaire…