Carnet de route : Myanmar

THe road to mandalay / 27.04.2018

Après 4 mois au volant de notre propre voiture, nous voici redevenus… des piétons. C’est l’occasion d’expérimenter quelques-uns des nombreux moyens de transport du Myanmar. (l’itinéraire parcouru c’est par ici).

 

L’avion

Pour rejoindre le Myanmar depuis la Nouvelle-Zélande on ne s’est pas posé la question. Par contre nous aurions bien voulu quitter le pays par voie terrestre pour l’Inde. Malheureusement, hormis avec la Thaïlande, les frontières birmanes demeurent plus ou moins fermées. Si un doute subsistait, notre conversation avec le préposé aux visas du consulat indien à Mandalay l’a définitivement écarté.

 

Le bus urbain

Pas toujours simple à utiliser dans une ville que l’on ne connaît pas (et quand on ne parle pas la langue), c’est néanmoins toujours sympathique de se mêler aux locaux pour sillonner une grande ville. À Yangon, des bus, il y en a plein et même si leur numéro est parfois uniquement écrit en caractères birmans on finit vite par trouver ses marques, aidés par le plan en quasi-damier de la ville. Mention spéciale au bus no 21, super pratique ! À Mandalay, pas de bus au sens propre, mais des camionnettes taxi-collectifs dont on n’a pas compris le fonctionnement. Il n’empêche, bloqués le long d’une avenue sans aucun taxi à l’horizon, une camionnette s’arrête et nous emmène à moins de 200m de notre destination à l’autre bout de la ville.

 

Le taxi

Même si on trouve le bus public beaucoup plus amusant, parfois on apprécie un peu plus de confort (tout comme le fait de connaître sa destination…).

 

Le ferry

Pour traverser le fleuve à Yangon (et se retrouver en rase campagne en 15 minutes depuis le centre-ville) il existe un pittoresque service de ferry. D’accord, il y a un tarif spécial pour les étrangers mais ça reste moins cher que la CGN. À ce prix on vous offre une petite bouteille d’eau et en plus il y a une zone réservée au étrangers à bord… D’accord celle-ci est entièrement squattée par des moines mais il y a de toutes façons bien trop de choses à voir pour aller s’asseoir dans un coin.

 

Le train

De Yangon à Bagan, nous avons pris le train : 17 heures de train bringuebalant à travers les plaines birmanes, dans un wagon-couchette bien old style (comprendre : spacieux mais poussiéreux, avec une tablette rétractable qui nous est restée dans les mains). Mention spéciale au service de repas en chambre. En effet, notre wagon, en queue de train, était séparé du reste du convoi. Les commandes sont prises au départ du train, puis livrées par la fenêtre à 19:00 et 8:00 tapantes. Nous aurons parcouru environ 600 kilomètres, soit une honorable moyenne de 33 km/h. C’est toujours le double de la vitesse moyenne du train circulaire complètement délabré de Yangon : on a d’ailleurs pas bien compris pourquoi les gens continuent à l’utiliser.

 

Le side-car « Myanmar style »

Sorte de rickshaw motorisé, mais avec les places passagers sur le côté (et sur le porte-bagage). Lorsque un chauffeur nous propose de nous emmener pour un prix fort modique on lui répond qu’étant trois (4 avec Pitouche) cela ne sera pas possible… il nous démontre rapidement le contraire !

 

Le tuk-tuk

Un classique de l’Asie du Sud-Est. Il n’a pas l’efficacité du scooter en terme de maniabilité, ni celle du taxi en termes d’espace et de puissance… mais c’est bonard!

 

Le scooter électrique (e-bike)

C’est LE moyen de visiter Bagan et les milliers de temples alentours. Bien sûr cela n’empêche pas de se perdre à travers les innombrables pistes qui sillonnent la région ni de s’ensabler quelquefois, mais pour être au lever du soleil au sommet du temple no 861 (repéré la veille) c’est parfait !

 

Le bateau

On nous a emmené sur un petit bateau à moteur sur l’Irrawady à Bagan (pour aller voir des temples, évidemment), et sur le lac Inle. De notre journée sur le lac, nous retiendrons notamment la visite de l’atelier de tissage et en particulier l’extraction de la fibre de lotus : assez impressionant !

 

Le vélo

Nous avons pedalé en ville à Mandalay, dans les collines autour de Pyin Oo Lwin, et sur les rives du lac Inle. Autour du lac, c’était pendant le festival de l’eau : nous étions munis de pistolets à eau pour riposter face aux nombreux groupes d’arroseurs installés le long des routes… même s’il faut bien dire que vu les seaux d’eau (voire les bassines) reçus sur la tête, nous ne faisions pas le poids!

 

Le bus interurbain

De Bagan jusqu’au lac Inle, de Kalaw à Mandalay ou de Mandalay jusqu’à Mawlamyine, c’est en bus de nuit que nous avons voyagé. On se souviendra surtout de notre arrivée à 3h30 du matin dans le terminal désert en périphérie de Mandalay (avec 2 heures d’avance sur l’horaire !). Autant dire que l’on n’a pas beaucoup négocié le prix du taxi… Heureusement l’hôtel semi-chic que l’on a réservé (et où l’on débarque à 4h10) nous offre le check-in le plus avancé de tous les temps… sans même sourciller.

 

Le moto-taxi

Rapide, pas cher et pas toujours très stable (surtout avec nos gros sacs à dos) nous avons utilisé ce moyen de transport une ou deux fois en ville.

 

 

Le pick-up bus

Emprunté en ville à Mandalay, et entre Mandalay et Pyin Oo Lwin. Deux banquettes fixées à l’arrière d’une camionnette, surmontées d’un toit : Entassez ensuite un maximum de matériel et de passagers (sur le toit ou à l’intérieur, faites au mieux) et vous avez un transport public pour pas cher.

 

Le scooter

Tant à Mandalay qu’à Mawlamyine ou Hpa-an, c’est très pratique pour visiter les sites éloignés du centre-ville. D’autant que la plupart des hôtels en louent, et que le trafic, certes anarchique, se révèle en fait assez fluide.

 

Vous le voyez, on utilise de nombreux moyens de transport… mais au Myanmar,  quoi qu’il arrive, on finit toujours à pied, pieds nus dans un temple !

 

 

Les photos du Myanmar c’est par ici…