Carnet de route : INDE

sounds of india / 21.07.2018

Vous avez aimé «Sounds of Australia», vous allez adorer «Sounds of India» !
(Comptez une bonne vingtaine de minutes pour tout écouter)

 

Raaga du matin

Vous êtes à Jodhpur, au coeur du Rajasthan, il est encore tôt et vous profitez de la relative fraîcheur du matin pour vous asseoir sur un banc dans une petite cour de l’incroyable fort de Mehrangargh… l’instant parfait pour écouter un «Morning Raaga»…

 

Quais du gaNge

A Varanasi, sur les «ghats» (les escaliers qui donnent accès au Gange), une cérémonie a lieu chaque soir. Sadhus, pèlerins ou touristes se retrouvent en masse pour y assister.

 

Lumière svp

Les Indiens semblent entretenir un amour particulier pour… les interrupteurs ! La chambre d’hôtel la plus basique en comportera au moins 4 ou 5, et dans notre bungalow à Goa (1 chambre, 1 salle de bain et 1 toilette) nous en avons dénombré pas moins de… 28 ! Du coup, il n’est pas toujours facile d’allumer la lumière voulue du premier coup ! (Et cela n’empêche pas les fréquentes coupures de courant)

 

Bollywood

Au cinéma, lorsque le héros retourne la situation et provoque le happy end, c’est en musique, bien sûr, et sous les acclamations du public !

 

«The awareness is a must»

Rishikesh, juste au pied des premiers contreforts de l’Himalaya, au bord du Gange, est un des endroits les plus populaires en Inde pour pratiquer la méditation et le yoga. Une heure de méditation condensée en 5 minutes… pas sûr que cela suffise pour atteindre la pleine conscience.

 

Sacrées vaches

Si elles ont été bannies des centres villes de Delhi, Mumbai et Bengalore, elles sont présentes partout ailleurs et déambulent au milieu du trafic. Au moindre festival hindou (et il y en a pléthore), on en profite pour les peindre.

 

Appel à la prière

L’appel à la prière du soir en direct depuis l’intérieur de la grande mosquée de Delhi (capacité : 25’000 personnes). Impressionnant !

 

Marché

Au marché, on peut tout tout tout trouver… C’est aussi l’occasion d’apprendre le nom de quelques fruits et légumes dans la langue locale (en l’occurrence le Kannada).

 

La Mer

La mer, ça ne s’invente pas…

 

Chauve-souris

Les temples indus, ne sont pas uniquement la demeure des centaines de divinités de cette religion colorée, c’est aussi fréquemment là que s’abritent des nuées de chauve-souris. Le son c’est bien, mais ce que nous aurions surtout voulu partager avec vous c’est… l’odeur.

 

Vous prendrez bien un chaï ?

Peut-être vous a-t-on déjà parlé de notre expérience des trains indiens? Et des vendeurs de chaï, de cafés, d’eau, de lassis, de fruits, de samossas, de bhajis, de pakoras, de biscuits, et autres snacks qui s’y trouvent ? Cela donne à peu près ça :

 

Fontaine musicale

Aaah, les fontaines musicales ! Après celles de : Duchambé, Xi’an, Macao et Chandigarh voici celle de Mysore, la plus participative de toutes ! (On espère vraiment que l’aménagement de la nouvelle place de la Gare à Morges en comportera une!)

 

Echo

L’immense mausolée de Gol Gumbaz à Bijapur sur le plateau du Deccan est l’un des espace intérieur les plus vaste au monde! La galerie des chuchotements, 44 mètres au-dessus du sol, est particulièrement étonnante et si vous tapez des mains…

 

 

Pluie

En juillet, c’est la mousson en Inde. A Badami sous un rocher entre deux grottes sacrées, à Goa dans une grande église déserte, ou sous notre véranda à Benaulim… si vous n’êtes pas à l’abri dans les secondes qui suivent le début de l’averse, c’est la douche – rafraîchissant !

 

Hare Krishna, hare, hare, Hare Rama, …

Parmi les innombrables temples hindous visités celui-ci se trouve à Mysore. Récemment construit par l’association internationale pour la conscience de Krishna, les touristes y sont les bienvenus mais vous devrez vous acquitter d’un droit d’entrée. Pour le prix vous recevrez une pâtisserie pas très bonne, trois livres sur le yoga de Krishna, et une prière «personnalisée».

 

«Slumdog Millionnaire»

Nous voici en vue de Mumbai, la dernière étape de notre voyage… Et c’est riches de millions de magnifiques souvenirs que l’on s’apprête à rentrer en Suisse !

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en voiture s’il vous plait / 12.07.18

Si vous suivez notre itinéraire, vous avez certainement constaté qu’en Inde, c’est le train que nous utilisons le plus souvent pour nous déplacer. Les distances à parcourir, le mauvais état des routes et surtout leur encombrement par toutes sortes de «véhicules» extrêmement lents nous ont vite poussé vers ce choix. Si vous aviez également mis 10 heures de bus pour parcourir les… 300 km entre la frontière népalaise et Varanasi, vous aussi vous prendriez le train : ce n’est pas forcément beaucoup plus rapide que le bus, mais c’est bien plus confortabe !

Avant d’aller prendre le train, (et après avoir acheté votre billet), vous n’oublierez pas de vérifier qu’il est à l’heure. En effet, il arrive fréquemment qu’un train, même en début de trajet, ait plusieurs heures de retard (le premier train qu’on a pris, de Varanasi à Agra, avait 4 heures de retard au départ et 7 à l’arrivée!) : heureusement, le puissant site Internet des CFF indiens vous informe des retards, souvent des heures à l’avance.

En arrivant à la gare, vous aurez l’impression qu’un grand nombre de personne n’a pas été averti du retard ou de l’annulation de leur train. Les gares sont  généralement bondées, les gens sont assis ou couchés parterre (sur une petite carpette parfois) et semblent vivre ici depuis quelques jours. Pas de zones commerciales sous-terraines… Néanmoins il y a toujours des vendeurs de chaï, de lassis, de cafés et diverses boissons, de fruits, de samossas, de puri, de chips, de bhajis, de pakoras, de biscuits, etc. sur les quais, ainsi que des points d’eau où l’on peut remplir sa bouteille avec de l’eau traitée.

Si vous prenez un train de nuit, il vous faudra trouver une douche (capital dans le Nord où vous avez passé la journée à 43°C). Vous devrez probablement vous contenter d’une «douche» au pichet, soit aux «toilet&bath» publiques (pas vraiment propres, même «selon les standards indiens») ou à celles, plus propres, de la salle d’attente des classes supérieures. Avec un peu de chance, il y aura peut-être un hôtel chic avec une piscine (douche et serviette comprises) à proximité de la gare dont vous pourrez profiter… (prévoir alors un peu plus de temps).

Il ne reste plus qu’à aller récupérer votre bagage à la consigne et… en voiture! Pour peu que les écrans d’affichage soient en cours d’installation ou (déjà) hors service, et si vous n’avez pas encore trouvé l’information sur une des applications ad hoc, vous risquez de devoir traverser le quai à la recherche du bon wagon (et si c’est bad karma, le train ne s’arrête que 3 minutes, le quai est surplein et votre wagon est tout à l’autre bout du quai*).

 

– Pour les trajets courts, ce sera «CC», c’est-à-dire siège numéroté dans un wagon climatisé. L’option «general seating», sans réservation et donc sans place attribuée ressemble à un métro très bondé ou à des wagons à bestiaux, selon votre interprétation de la réalité. Il faut essayer de monter dans le train le plus tôt possible (avant son arrêt) pour espérer avoir une place. On a tenté l’expérience, on s’est retrouvé dans un wagon à moitié vide, il faut dire que c’était dans l’arrière-pays…

– Pour les longs trajets ce sera «2A» ou «3A», soit les wagons couchettes climatisés à deux ou trois étages. L’option couchettes sans clim’ est éliminée premièrement parce qu’il fait beaucoup trop chaud, et deuxièmement parce que l’attribution d’une place par personne reste très théorique, les passagers des sections «general seating» ayant tendance à venir y chercher un peu d’espace…

 

Dans les classes climatisées, il y a un intendant qui passe récupérer vos déchets, et maintient les toilettes (occidentales ou à la turque, à choix) à un niveau de propreté correct «selon les standards indiens». Si vous avez fait trop de miettes en mangeant vos cookies (ou renversé le curry de votre thali sur votre siége), il suffit d’envoyer un sms avec votre n° de siège au service de nettoyage!

Dans les wagons couchettes, en arrivant à votre place, vous trouverez un paquet avec deux draps et un linge (fournis dans les classes supérieures). Selon l’heure à laquelle vous embarquez, vous aurez un peu de temps pour faire connaissance avec vos compagnons de route. En général une famille bien sympathique ou des hommes ; en Inde, les femmes ne voyagent pas seules.

Pas d’inquiétude pour vous sustenter : dans la journée, passage régulier de vendeurs de chaï, de lassis, de cafés et diverses boissons, de fruits, de samossas, de puri, de chips, de bhajis, de pakoras, de biscuits, etc. L’intendant passera également vous demander si vous voulez un repas, offre que vous déclinerez puisque vous avez commandé vos plats en ligne : votre byriani sera livré durant un arrêt en gare directement à votre siège (et vous prenez un byriani ou une autre spécialité locale, parce qu’à la cafét’ de la gare vous avez vu la tête des pizzas de domino’s…).

Petit-déjeuner livré à notre place.

 

Un bon livre, un petit jeu, peut-être un film téléchargé sur votre tablette, la préparation de la suite du voyage et la rédaction d’un nouvel article pour votre site, vous laisseront à peine le temps d’apprécier les paysages… Vous espérez ne pas avoir pris trop de retard durant le trajet – selon notre expérience si le train part à l’heure il respecte à peu près son horaire. Arrivés à destination, il ne reste plus qu’à trouver un tuk tuk pour vous rendre jusqu’à votre hôtel. C’est vrai qu’en général, c’est plutôt le chauffeur dudit tuk tuk qui vous trouve… et là aussi, vous pouvez réserver votre véhicule en ligne via une application – pratique aussi pour vous donner une idée du prix.

En définitive, voyager en train en Inde reflète assez bien ce que l’on a perçu du pays en général : Une densité humaine impressionnante (et parfois un peu étouffante), et des contrastes souvent violents comme quand vous quittez votre compartiment climatisé que vous partagez avec une famille de la classe moyenne et que vous retrouvez sur le quai au milieu d’une foule bigarrée et croisez un cul-de-jatte qui monte les escaliers, ou lorsque vous suivez en temps réel sur internet la progression de votre train décrépit qui roule à une pénible moyenne de 40 km/h.

Tout cela dans un chaos organisé qui fonctionne, finalement, pas trop mal. Bref, malgré la lenteur des trains (et la complexité du système), on a bien aimé !

 

Sans transition… les photos de nos 2 semaines à travers le plateau du Deccan sont là.

* Mais heureusement, vos mantras récités au temple de Vishnu et consorts vous protègent du bad karma, justement…

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Premières semaines en Inde : 5 étapes, 5 atmosphères / 14.06.2018
Varanasi : Au coeur de l’hindouisme

Comme c’est une très très très vieille ville, les rues sont très étroites… on peut donc rester à l’ombre quand on se balade. Indispensable quand il fait entre 30° à 5h du matin et 45° à 17h. Mais il faut quelquefois pousser un peu les vaches qui vivent par là, et aussi éviter les rues de certains temples où les gens font la file (parfois pendant plusieurs jours…).

Varanasi (ou Benares) est l’une des principales villes sacrées de l’hindouisme. Ce qui rend son atmosphère si particulière, c’est d’une part le grand nombre de pèlerins et de sadhus drapés d’orange, mais aussi (surtout), les rites funéraires qui prennent place sur les rives du Gange : Les morts sont immergés dans le fleuve avant d’être brûlés sur des bûchers à l’air libre, leurs cendres étant ensuite dispersées dans le fleuve.

 

Agra : Au coeur de l’empire moghol

On vient d’abord à Agra pour le Taj Mahal. Et bien, il n’a pas volé sa réputation : c’est superbe et on comprend qu’il apparaisse sur les listes des plus beaux bâtiments du monde, des 7 merveilles du monde moderne, etc…, surtout quand on l’apprécie au lever du soleil, avec seulement quelques autres touristes. Mais à Agra et alentours, il y a bien d’autres splendeurs qui datent de cette époque. Nous, on a particulièrement aimé l’ancienne capitale de l’empire Moghol, Fatehpur Sikri, abandonnée il y a belle lurette. A l’intérieur d’une enceinte qui lui donne une allure de citadelle, on trouve toute une série de palais (à chacun son utilité : librairie, trésorerie, hall de justice, harem et aussi ceux dont on ne sait pas à quoi ils pouvaient bien servir). C’est assez grandiose, on sent que la question du budget n’était pas vraiment à l’ordre du jour!

 

Dikhala : Au coeur de la jungle

Après Agra, cap vers le Nord, au pied de l’Himalaya. On ne repart pas pour un trek ou un sommet, nous ne sommes qu’à 300-400 mètres d’altitude mais nous sommes venus visiter le Parc National de Corbett, célèbre notamment pour sa population de tigres… On apprend un peu avant de venir qu’en théorie, il faut s’organiser, réserver hébergement et safaris des semaines à l’avance pour avoir une chance de dormir au coeur du parc, et pouvoir visiter les zones les plus intéressantes… Bref, on se trouve quand même un chouette logement (comprendre : en fait assez moyen, mais avec une piscine!) et un tour en jeep dans la jungle. On a de la chance : le jour de notre arrivée, deux places se libèrent pour le safari dans LA zone du parc que tout le monde recommande (Dikhala, donc). Et la chance reste de notre côté, puisqu’en plus des éléphants (dont celui qui nous force à une marche arrière de 40 minutes sur l’unique route du parc), sambals, paons et autres sangliers, nous avons aperçu deux tigres !!! D’un peu loin, c’est vrai, mais quand même… Rooooaaaar !

 

Rishikesh : yoga et baignade dans le gange

Nouveau changement d’ambiance à Rishikesh, capitale indienne (voire mondiale?) du Yoga. On y trouve de nombreux ashrams, le plus fameux, celui où les Beatles ont séjourné en 1968, est désormais un site touristique. Les autres acceuillent Indiens et occidentaux, venus en pèlerins ou pour faire une retraite spirituelle. En parallèle, les écoles de yoga, les stages de méditation, les cabinets de thérapies ayurvédiques et autres se sont développés. Et donc, on prend quelques cours de yoga et on suit même une petite introduction à la méditation… Avec un peu de rafting sur le Gange en bonus !!!

 

SHIMLA : La capitale d’été des indes britanniques

Dernière étape du Nord pour nous, Shimla est à environ 2’000 mètres d’altitude, et donc… au frais ! Les Britanniques en avaient d’ailleurs fait leur résidence d’été, et si la plupart des vieilles bâtisses coloniales sont plus ou moins en ruines, il reste un petit air colonial, et bourgeois : la ville est investie par les touristes indiens qui font leur shopping dans les rues piétonnes. Pour le coup, nous sommes vraiment dépaysés !  On profite du climat pour… ne pas faire grand chose si ce n’est mettre à jour notre site 😊.

 

Les photos c’est par ici, et l’itinéraire est presque à jour et se trouve .