Carnet de route : CHINE

Une semaine en Chine – partie 1/2 / 15.11.2017
Lundi 6 novembre, Dali, Yunnan

Ensoleillé, quelques nuages, 22° la journée, frais le soir.
Budget : ~ 400 Yuans (60 CHF).

Aujourd’hui, ni marche ni vélo, on va faire un tour en scooter ! Nous commençons par petit-déjeûner à l’hôtel : porridge de riz et pain cuit à la vapeur, qu’on agrémente de brioche (locale), de miel et de café au lait.

La location de scooter c’est facile, il y a une demi-douzaine de loueurs autour de l’hôtel. En Chine, c’est le scooter électrique qui a la cote, et c’est vraiment agréable de rouler avec. Sortis de la ville, nous longeons le lac vers le nord. De l’ail, des oignons, des choux et des salades s’alternent dans les petits champs irrigués le long de la route. C’est bien joli, et en scoot’, ça défile (bon c’est vrai, il est bridé à 50 km/h…)


Vers midi, nous arrivons à Shaping, où se tient un petit marché hebdomadaire. C’est toujours chouette le marché et on en profite pour croquer une morce : aubergines et verdure sautées pour Aline, porc épicé pour Nicolas, accompagné de riz (qui a supplanté les nouilles depuis notre arrivée dans le sud).


On repart cheveux au vent (parce qu’en Chine, le casque n’a pas la cote) et on fait un arrêt à Xizhou. Comme pour Dali et surtout Lijiang où nous étions deux jours plus tôt, la restauration (reconstruction) des rues va de pair avec l’ouverture des sempiternelles boutiques à touristes. Le charme de la ville opère encore mais en pâtit quand même un peu…
Notre dernière étape de la journée est San Ta. Trois (san) pagodes (ta), construites vers l’an 1300. Avec les rayons du soleil qui percent à travers les nuages et les montagnes derrière, on est séduit!

Retour en ville, restitution du scooter, petite pause à l’hôtel. On termine la journée avec un repas presque classique (trois plats qu’on partage + du riz), avec l’option «servi en casserole sur un réchaud», pas mal du tout

 

Mardi 24 octobre, Chengdu, Sichuan

Couvert, un peu de pluie, 16° – 18°
Budget : ~ 820 Yuans (118.- CHF).

Notre train arrive à 7h46 à la gare de l’est. C’est l’heure de pointe dans le métro, un peu sport avec nos gros sacs !


A notre arrivée à l’hôtel (on a fait une pause au Starbucks entre deux), nous nous renseignons pour des cours de cuisine. En effet, la cuisine sichuanese est réputée, et il faut bien documenter un peu notre prochain «post» sur la gastronomie chinoise! Ni une ni deux, on se retrouve équipés de tabliers et d’un hachoir dans la cuisine de l’hôtel, sous les ordres d’une cheffe énergique et très sympa avec qui nous cuisinons (et mangeons) 4 plats.

          

L’après-midi, balade à travers la ville en direction du centre jusqu’au «parc du peuple». On fait une pause autour d’un bon thé, entourés de joueurs de Majong.

Nous passons ensuite par la place centrale flanquée d’une statue de Mao et on se retrouve au coeur de la zone shopping. Repas dans un petit restaurant du coin : papillottes de nouilles agrémentées de légumes et de quelques morceaux de viande (on ignore encore de quel organe il s’agissait, on parierait sur de l’intestin de boeuf),… pas notre meilleur choix !
Et demain, on va rendre visite aux pandas !!!

 

Mercredi 11 octobre, Lanzhou-Xiahe, Gansu

Pluvieux le matin, puis de plus en plus dégagé, 16° – 18°, froid le soir.
Budget : ~ 480 Yuans (75.- CHF).

6h32 arrivée de notre train de nuit à Lanzhou, la capitale du Gansu. On sort de la gare, il fait froid, il pleut et la circulation est chaotique. On trouve difficilement un taxi qui nous fait traverser la ville (45 minutes) jusqu’à la gare routière sud. Nous achetons nos billets pour Xiahe (départ 10h00) et allons petit-déjeuner un peu plus loin. Raviolis aux : carottes – choux – champignons – oignons frais + thé vert. C’est typique et c’est rudement bon !
12h30 arrivée dans la petite ville de Xiahe, nichée sur le bord du plateau tibétain à 3’000 mètres d’altitude. 15 à 20 minutes de marche jusqu’à notre (toute) petite guesthouse. Le temps de poser nos affaires (à la vue de la « salle de bain » commune, la douche est reportée au soir) et nous retraversons la rivière pour aller découvrir le monastère bouddhiste de Labrang (en fait une ville à lui tout seul).
Dépaysement assuré, l’ambiance est radicalement tibétaine !
Comme il est un peu tard pour dîner mais qu’on a un peu faim on s’achète un pot de yoghurt au lait de yak (c’est typique) que l’on accompagne d’un pain au curry. C’est bon !


Nous déambulons dans les petites rues du monastère, nous croisons (très) peu de touristes, plein de moines et une tripotée de pèlerins, qui circulent au pas de charge autour des différents bâtiments, TOUJOURS dans le sens des aiguilles d’une montre (s’il y a un ou deux moulins à prières à tourner en chemin, c’est mieux !).

Le soir, repas… tibétain dans un restaurant non chauffé (c’est typique). Bouillon recouvert d’une sorte de crêpe pour Aline, et curry de légumes pour Nicolas.
Vers 20h retour à l’hôtel, non chauffé lui non plus (…), 1 thé, 1 douche (chaude !) et hop au lit.

Jeudi 9 novembre, Chengyang-Zhaoxing, Guangxi/Guizhou

Couvert, 3 gouttes de pluie, 18° – 20°.
Budget : ~ 460 Yuans (70.- CHF).

Réveil dans le petit village de Chengyang. Nous sommes arrivés hier dans cette région du sud de la Chine, à cheval entre les provinces du Guangxi et du Guizhou, où vivent plusieurs minorités ethniques.
Nous quittons notre petit hotel, tout en bois, traversons le village et prenons la direction de la route principale un peu (?) plus loin. Après 10 minutes, un minibus nous dépasse et s’arrête : 20 yuans pour 2 jusqu’à Sanjiang, une affaire !
Arrivée dans la petite ville de Sanjiang et recherche d’un bus pour Zhaoxing (notre but). On trouve une (petite) gare routière où l’on nous explique (…) qu’il n’y a pas de bus direct et qu’il faut passer par XXX (incompréhensible, pour nous, c’est du chinois). C’est parti donc, dans un bus bien local (comprendre « transportant une demi-douzaine de canards ») et sur une route bien détruite. 3h30 plus tard arrivée à Congjiang (en 3h30 on a eu le temps de déchiffrer la destination inscrite sur le pare-brise). À peine le temps de passer aux toilettes et on nous met dans un autre bus, bien plus chic, sur une route toute neuve, direction la toute nouvelle gare de trains rapides 60 km plus loin. Arrivée à la gare (pas tout à fait terminée) d’où un bus navette (15 minutes) nous conduit jusqu’à l’entrée de… Zhaoxing !
Zhaoxing, village de la minorité Dong, qui se transforme à une vitesse fulgurante en une destination touristique grand public depuis sa toute récente connexion au réseau ferroviaire. Bref, la première impression est mitigée, la rue principale, (re-)faite à neuf et le long de laquelle s’alignent les mêmes commerces et restaurants que dans les autres endroits touristiques de Chine, donne au village un avant-goût de parc d’attraction, mais heureusement, dès que l’on s’éloigne un peu, on retrouve un vrai village, et des vrais villageois !


Nous trouvons donc un petit hôtel, tout en bois, et nous partons à la recherche d’un restaurant du cru. Riz cuit dans une petite cassolette avec quelques feuilles de laitues et du lard (pour Nicolas) ou des champignons (pour Aline). C’est authentique… mais pas exceptionnel. On fera mieux demain !

A suivre…
… Vendredi, samedi et… dimanche !

 

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Une semaine en Chine – partie 2/2 / 01.12.2017
Vendredi 26 octobre, Emei Shan, Sichuan

Grand soleil (parfois masqué par un puissant brouillard) 16° – 24°.
Budget : ~ 440 Yuans (67.- CHF)

Ce matin nous nous réveillons sur les pentes du mont Emei Shan, à 1’500 mètres d’altitude, dans le monastère de Wannian. C’est la particularité du coin, la possibilité de dormir dans les temples qui jalonnent les chemins parcourant la montagne. Alors c’est sûr, le confort est spartiate (pas de douche à Wannian), mais c’est pas cher (20 Yuans / 3 CHF par personne) et surtout… c’est super de dormir au temple !

Réveil donc de bon matin, avec le soleil, birscher maison et café au lait avant d’attaquer notre journée de marche. 3 heures de montée jusqu’au temple de la piscine de l’éléphant (cela ne s’invente pas) où l’on rejoint le brouillard et où nous laissons nos affaires (les moines sont d’accord de nous héberger pour la nuit). On en profite aussi pour croquer une morce (il est pile 11h30, l’heure du buffet végétarien). Nous reprenons ensuite notre ascension à travers la forêt avant d’émerger du brouillard et de rencontrer la foule des touristes (une route arrive tout près).

Ayant déjà 1’500 mètres de dénivelé dans les jambes, nous décidons d’effectuer les derniers 500 mètres à l’aide d’un téléphérique (de fabrication suisse!) ce qui nous coûte 240 Yuans et 45 minutes d’attente…

Arrivée au sommet (3’000m), la vue est magnifique et l’énorme statue dorée de Samantabhadra (n’hésitez pas à consulter Wikipedia si vous n’êtes pas familier avec lui) sur son éléphant est impressionnante !

Petite bière au solei avant d’attaquer la descente.

Retour au temple de la piscine de l’éléphant à la nuit tombante (le brouillard y est encore plus dense qu’à midi), juste à l’heure pour… le buffet végétarien.
Douche chaude 😉 mais dortoirs séparés 🙁

 

 

Samedi 30 septembre, Kashgar, Xinjiang

Beau, 14° – 22°.
Budget : ~ 590 Yuans (90.- CHF).

Nous sommes arrivés hier en Chine (depuis le Kirghizstan), autant dire que l’on n’a pas encore pris nos marques dans ce nouveau pays.

Ce matin, après un passage prolongé au buffet petit-déjeuner chinois de notre hôtel presque chic de Kashgar, deux tâches sont au programme :

1. Se procurer une carte SIM chinoise.

2. Acheter nos billets de train de nuit pour Urumqi (départ dans 3 jours).

Cela parait bien simple… et pourtant !

D’abord la carte SIM (« simkââ » en chinois). Après 25 minutes d’attente, la dame du guichet (qui parle quelques mots d’anglais!) nous explique que nous devons présenter une traduction chinoise de notre passeport. Ah… Elle nous dit qu’une agence de voyage devrait pouvoir le faire en 1 ou 2 jours. Ah…
Ni une, ni deux, nous partons donc à la recherche d’une agence de voyage dans les rues de la ville. Il y en a… mais ce n’est pas si simple… Il y a celles qui sont fermées, celles où l’entrée est tellement bien cachée qu’il nous faut faire plusieurs fois le tour de l’immeuble pour les trouver, celles où l’on arrive pas à se faire comprendre, celles où l’on se fait comprendre mais qui ne voient pas du tout comment nous aider, celles qui connaissent quelqu’un qui pourrait (peut-être) le faire, mais c’est à l’autre bout de la ville…

Bref, on en a gros.

Après 3 heures (!) de zigzags à travers la ville et 63 contrôles se sécurité (ben oui, c’est le Xinjiang) nous finissons, presque miraculeusement, par trouver la bonne personne, qui nous procure le fameux document en 10 minutes (!) pour 150 yuans (quand même).

Les billet de train. En théorie c’est simple, il suffit d’aller à la gare. Selon nos informations, celle-ci se trouve en périphérie de la ville et le bus n° 28 y mène. A noter que ces informations sont difficiles à recouper, la gare se trouve en dehors de notre plan papier et les informations via internet sont difficile à obtenir sachant que google map n’est pas accessible depuis la Chine et que les autres applications/sites web que l’on a pu consulter soit n’ont aucune information sur la gare de Kashgar, soit sont exclusivement en… chinois.
Départ donc à bord du bus 28 qui nous dépose, après 40 minutes de trajet, devant la gare… routière! M’enfin…

En désespoir de cause nous montrons notre plan où est inscrit dans un coin « gare ferroviaire » (en chinois) à deux dames qui ont l’air de vouloir nous aider. Mais nous ne récoltons que deux moues dubitatives et vaguement désolées.

Bref, on en a gros !

Tant pis. Un brin désabusés nous rentrons au centre-ville où nous allons boire un café glacé sur une terrasse. Ça va tout de suite beaucoup mieux.

Et pour finir la journée en beauté, et après un passage dans la vieille, vieille ville, nous embarquons dans la fameuse (et grinçante) grande roue de Kashgar (mise en marche rien que pour nous!).

 

Dimanche 26 novembre, Hong Kong

Couvert le matin, soleil l’après-midi, 18° – 22°.
Budget : ~ 1’480 HKD (192.- CHF).

Dernière étape chinoise… Nous avons parcouru un peu plus de 10’000 kilomètres (essentiellement en train) depuis Kashgar. Nous avons franchi une frontière, changé de monnaie, et pourtant on est toujours en Chine…

Nous quittons notre chambre d’hôtel (rapport qualité-prix inversement proportionnel au coût de la vie) dans le quartier de Kowloon pour rejoindre l’île de Hong Kong proprement dite. Entre les collines et la mer il n’y a pas beaucoup d’espace, alors c’est très dense et tout en hauteur (même le tram est à deux étages).

On prend l’immense escalator extérieur (il descend jusqu’à 10h00, puis monte le reste de la journée) pour trouver un petit café pour le petit-déjeuner (avec du bon pain!), puis balade dans le quartier central, autour des innombrables bâtiments (qui abritent des banques pour la plupart).

Nous prenons ensuite le tram (c’est super) en direction de l’ouest pour un tour dans le quartier de Sheung Wan, ambiance bien plus chinoise avec le marché bondé et le temple très enfumé. En fin d’après-midi, le bus (à impériale) nous emmène au «Peak». Ce n’est pas tout à fait le sommet, mais on a une vue splendide sur la ville, c’est impressionnant! On en profite aussi pour reprendre un peu notre souffle avant de replonger dans le tumulte de la ville.

Nous retraversons «Victoria Harbour» (en métro, on fera la balade en bateau demain), et mangeons indien ce soir, dans un minuscule restaurant au fin fond de la «Chungking Mansions» (un espèce d’immeuble, 17 étages, 5 blocs, 4’000 habitants, une flopée d’hébergements bon marché, 3 étages d’échoppes et de restaurants, …, une ville – un monde – dans la ville).
Pour terminer la journée, deux options : Cocktail au dernier étage du très chic hôtel Peninsula pour apprécier la skyline de Hong Kong, ou jazz live dans un pub presque londonien (si on excepte le choix limité des bières). On garde les bières pour demain (notre dernière soirée en Chine!), et on prend l’ascenseur jusqu’au 28ème étage…

 

P.S. plus de photos de Hong Kong et du sud de la Chine, par ici…

 

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Croisière sur le Yang-Tsé / 26.10.2017

En vadrouille depuis 3 mois, vous voilà à Xi’an, ancienne capitale de l’empire du milieu. Il vous faut maintenant décider de la prochaine étape. Facile : Il suffit de suivre ce qui est proposé par votre guide (le Rough Guide en l’occurrence). Le «hightlight» n°3 de l’itinéraire «Grand Tour» est une croisière de 3 jours sur le Yang-Tsé jusqu’au barrage des Trois Gorges. Vous êtes plutôt habitués à des marches de 6 heures et plutôt réticents aux tours organisés. Eh bien pour une fois vous ferez différemment.

Après quelques recherches vous choisissez l’option bon marché. Le site spécifie : «Ce bateau n’est pas confortable pour les passagers occidentaux mais c’est une manière économique de voyager sur le Yang-Tsé pour des randonneurs et des étudiants». Parfait. Les arrangements sont pris.

Vous arrivez au lever du soleil à Chongqing, et on vous attend à la gare pour le transfert (que vous avez réussi à avoir gratis), vous traversez la ville en berline et on vous dépose au Chongking Baixiang Hotel. Vous prenez rendez-vous pour 15h, laissez votre gros sac à la réception et partez faire un tour en ville. Quelques heures et quelques cafés plus tard, vous êtes de retour. C’est vrai que la croix notée sur le plan ce matin par votre contact ne correspond pas vraiment à l’emplacement de l’hôtel, ce qui vous vaut une demi-heure de retard, mais comme vous quittez les lieux à 16h pour embarquer, ça n’a pas trop d’importance. C’est pas comme si vous aviez des courbatures suite à une randonnée aux monts Hua Shan et que la ville était pleine d’escaliers.
Au moment d’embarquer, une bonne surprise vous attend : On vous propose un surclassement ! Vous aurez donc droit à un lit double au lieu de lits jumeaux, et à un petit salon annexé à votre chambre, soit une cabine deux fois plus grande que les autres.

Après la découverte des lieux, vous descendez à terre pour croquer une morce et remontez à bord : Départ à 21:00 tapantes comme prévu.

Le deuxième jour, comme vous n’avez pas choisi la visite optionnelle du matin, vous faites un petit tour dans la petite ville de Fengdu puis rejoignez vos pénates pour un bon petit-déjeuner. Vous avez donc la journée sur le bateau pour profiter de ses attraits… Le couloir, le pont, et, euh… l’eau bouillante à volonté (comme dans toutes les gares, tous les trains, salles d’attentes, etc.) qui vous permet de boire votre thé, votre café, manger vos nouilles et préparer votre birscher. Ça laisse un peu de temps pour planifier la suite de votre voyage, compléter votre journal de bord, trier vos photos, et jouer au p’tit jeu :-).

À 22h, sortie (groupée) pour la visite du temple taoïste de Zanghfei, qui serait certainement plus charmant avec moins de monde et moins de néons, mais que vous appréciez quand même, aidés par le «baijiu» que vous avez eu la sagesse d’emporter avec vous.

Le troisième jour, vous vous réveillez au lever du soleil pour admirer la première des trois gorges. Bien moins construit et plus encaissé que le jour précèdent, c’est bien joli malgré le temps couvert. À 8:30, c’est déjà l’heure de votre excursion de la journée. Avec l’ensemble des 280 autres passagers, vous embarquez dans un plus petit bateau pour les «trois petites gorges» et prenez même un petit bateau à moteur pour la dernière partie, avec un guide qui vous chante un petit air !

De retour à 13:00, cela vous laisse l’après-midi (et la soirée) pour profiter à nouveau des attraits du bateau : Le couloir, le pont, et, euh… l’eau bouillante à volonté qui vous permet de boire votre thé, votre café, manger vos nouilles (vous avez déjà mangé votre birscher ce matin). Ça laisse un peu de temps pour planifier la suite de votre voyage, compléter votre journal de bord, trier vos photos, et jouer au p’tit jeu :-).

Le quatrième jour, vous devez débarquer à 7:20. À 7:18 la femme de ménage vous pousse dehors de votre cabine. Au programme du jour, un temple-memorial, et la visite du barrage des Trois Gorges. Durant le trajet en bus, vous essayez de vous imaginer l’endroit avant que le niveau du fleuve ne monte de 175 mètres. Les chiffres donnés par la guide vous donneraient probablement le tournis si vous compreniez le chinois (et si ça se trouve elle parle d’autre chose). Entre les sites, vous êtes les seuls à marcher 3 fois 10 minutes à la place des bus navettes (payants). Au barrage et vers les écluses (impressionantes), vous pouvez toujours essayer d’écouter les explications en allemand ou en anglais données aux touristes occidentaux qui sont apparus soudainement. 12:15 : La croisière se termine (en bus), on vous dépose à Yichang, où vous retrouvez votre indépendance…

 

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CHINE : Premières impressions / 10.10.2017

Une des première chose qui nous a frappé en arrivant en Chine est l’ambiance sécuritaire que nous y avons découvert.
Petite liste non exhaustive :

  • Tous les magasins de plus de 20m2 sont munis d’un portique de détection flanqué de (au moins) 1 garde susceptible de vous fouiller.
    Dès que la taille du magasin augmente, s’ajoute au portique : un scanner à bagage, 2 ou 3 gardes, et une fouille systématique.
    C’est le même tarif pour TOUS les lieux publics, certaines rues, les passages sous-voies, etc… Potentiellement répété 3 ou 4 fois, dans les grandes gares par exemple.
  • Dans les rues de Kashgar, des fourgons de police quadrillent les rues, roulant au pas, toutes sirènes hurlantes. Au centre ville vous en rencontrerez tous les 200 ou 300 mètres !
  • On a croisé plusieurs fois des groupes de citoyens s’entraînant martialement au maniement du bâton.
  • Rien que sur les quelques 100 kilomètres d’autoroute entre la première localité après la frontière kirghize et Kashgar, il y a 3 points de contrôle où tous les véhicules doivent s’arrêter, tous les passagers descendre et aller se soumettre à un contrôle d’identité.
  • Les barrières… il y en a partout !

L’écrasante majorité de ces mesures de sécurité semblent ridiculement absurdes, et tout cela pourrait être franchement comique si cela n’était le fait que :
1. Une majorité des gens semble prendre la situation avec un sérieux qui nous fait un peu froid dans le dos.
et 2. Ces mesures illustrent l’oppression du pouvoir de Pékin envers la minorité Ouïghour (près de 50% de la population de la province du Xinjiang).

M’enfin, cette situation semble limitée au Xinjiang, et lors de notre arrivée dans le Gansu, le 6 octobre, nous sommes frappés dès la sortie de la gare par l’absence de contrôle (et de barrières…).

Sans surprise, la communication avec les Chinois s’avère un peu compliquée. Bien sûr, dans la province du Xinjiang, si vous n’êtes pas à l’aise avec le chinois et ses idéogrammes, vous pouvez utiliser vos connaissances d’ouïghour (écrit en arabe)…


Cela dit, le smartphone et internet offrent des outils qui aident énormément. Entre l’application dictionnaire basique (mais efficace), celle plus élaborée qui traduit ce que vous dites, ou encore celle qui traduit les caractères chinois que vous filmez (ou ceux que vous dessinez selon la version), on en oublie presque d’apprendre 2 ou 3 mots !


Les sites de réservation en ligne (pour les hébergements et les transports) sont également bien utiles.
Et puis au restaurant, le menu est bien souvent sous forme d’images, ça aide.
Bref, on s’en sort.

Après les pays en -stan, nous avons l’impression d’avoir fait un bon en avant en terme de modernité et de développement économique. 

Pour nous c’est particulièrement frappant dans les transports en commun. Les minibus bondés, les taxis collectifs bringuebalants et les vieux trains soviétiques ont laissé la place à des bus et des voitures modernes ainsi qu’à des trains quasi futuristes (pour certains). Dans le domaine ferroviaire, le développement semble avoir été fulgurant ces dernières années. En effet, une gare sur deux (littéralement) est flambant neuve et les temps de trajet sont 30% à 40% inférieurs à ceux annoncés dans notre guide édité en 2014 !

La gare de Turpan (au Xinjiang, donc avec barrières…)
La gare de Dunhuang (au Gansi, donc sans barrières…)

Après deux mois et demi d’une gastronomie que l’on a trouvée un peu monotone et pas toujours très élaborée (pour plus de détails sur la cuisine centre-asiatique c’est par ici…), nos premières expériences culinaires chinoises sont prometteuses ! Même si on ne sait pas toujours ce que l’on commande au restaurant, et que même une fois le plat servi on ne sais pas forcément ce que l’on mange, nous sommes rarement déçus. L’arrivée en force du piment, de l’ail et de toute une ribambelle d’épices et de saveurs nous réjouit au plus haut point ! On attend la suite avec impatience…

Dans ce restaurant, même pas besoin de menu, on choisi directement ce qu’on veux cuire dans notre petit bouillon personnel! D’autres photos de la Chine par ici…