Carnet de route : AUSTRALIE

 Sounds of australia / 01.03.2018
Et si on faisait un peu voyager vos oreilles ? Installez-vous confortablement et Prenez le temps… (comptez 20 minutes pour tout écouter).

 

Le cor des alpes local…

 

Cappucino, Mocha, Latte, Espresso, Macchiato, Americano ou même les plus obscures Flat white ou Affogato : Tout ceci pouvant être en version longue, courte ou double… bref, ne venez pas commander un « café » par ici. Les Australiens sont des grands fans de ce breuvage, et ce sont des experts en la matière !

 

La mer ça ne s’invente pas (…).

 

Au fond de la Cathedral Cave (grotte), dans l’obscurité la plus complète, on mesure la qualité de l’acoustique du lieu… avec notre vieux téléphone (désolés).

 

GO ROGER ! Pas à discuter, il a la classe. (1/8 de finale à l’Open d’Australie).

 

Au coucher du soleil, des centaines de perroquets se retrouvent et se racontent leur journée : assourdissant !

 

Deux jours en canoë sur la Glenelg River, à la frontière du Victoria et de l’Australie méridionale.

 

14’465 kilomètres parcourus au volant de notre voiture en 3 mois : un puissant « Road Trip » dont voici la bande originale.

 

L’eucalyptus est vraiment l’arbre de l’Australie ! Il y en a partout : du cap York tout au nord jusqu’en Tasmanie tout au sud, du centre désertique jusque dans la zone tropicale humide de la côte septentrionale. Et dans les Alpes australiennes, juste en dessous des prairies alpines vers 2’000 mètres, pas de sapins mais des… eucalyptus ! Quand il y a du vent, on les entend qui murmurent…

 

Considérant la mentalité détendue (« No Worries! ») des Australiens on a tendance à oublier l’histoire plutôt sombre de ce pays suite à l’arrivée des européens au 18ème siècle. La visite du lugubre pénitencier de Port Arthur en Tasmanie nous la rappelle de manière grinçante.

 

Nouilles asiatiques, thés, birscher… et même café italien le matin : le réchaud à gaz reste l’accessoire indispensable de toute virée en camping.

 

Le criquet est le sport national en Australie. Nous avons rempli nos obligations de bons touristes et sommes allés voir un match dans l’immense « Melbourne Cricket Ground » (100’000 places !). Peu d’action mais beaucoup d’ambiance – même avec «seulement» 20’000 spectateurs.

 

Au coeur d’une forêt plutôt calme, soudain un grillon se met à striduler. Il semblerait que ces petites bêtes peuvent émettre des sons atteignant les 150 décibels. Celui-ci avait l’air de s’entraîner pour le Guiness book…

 

L’Australie est un pays en majeure partie désertique ou semi-aride, ce qui accentue l’importance des cours d’eau… pour les Australiens et pour nous campeurs. Ce soir-là, c’est au bord de la Snowy River, près de sa source à 1’800 mètres d’altitude, que nous nous sommes installés.

 

Le film « La La Land », avec l’orchestre symphonique de Sydney sous la direction du compositeur oscarisé Justin Hurwitz dans le sublime opéra de Sydney transformé, pour quelques heures, en la plus belle salle de cinéma du monde… Magique !

 

On a quand même quelques images de nos deux dernières semaines en Australie, c’est par ici.

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La tasmanie c’est OÙ ? / 13.02.2018

Mais oui, c’est la petite île située à 200 km au large de la pointe sud-est de l’Australie… enfin, « petite », ça c’est surtout en comparaison du reste de l’Australie, parce que la Tasmanie est quand même 1,6 fois plus grande que la Suisse ! (pour seulement 520’000 habitants)

Donc le 28 janvier dernier vers 20h, nous avons mis la Mitsub’ dans le ventre de l’élégant « Spirit of Tasmania II » afin d’aller découvrir les différentes facettes de cette île.

À peine débarqués dans la petite ville de Devonport, nous prenons le chemin des montagnes au centre de l’île. Alors bon c’est pas les Alpes ni le Pamir, mais en comparaison du reste du pays, la Tasmanie c’est plutôt montagneux. Nous marchons 3 jours (avec 2 nuits en autonomie) dans le parc national des « Walls of Jerusalem ».

Très beaux paysages, beaucoup plus verts que ce que l’on a vu de l’Australie jusque-là, mais ce qui nous frappe le plus c’est le changement de climat : plus froid ! C’est vrais que l’on sort de 3-4 jours de canicule à Melbourne (33° la nuit dans notre chambre d’hôtel…), mais on ne s’attendait vraiment pas aux quelques giboulées (!!!) rencontrées le 1er jour de marche. 1ère nuit glaciale donc (-4°), heureusement nos sacs de couchage sont performants ! 1ère nuit également marquée par une éclipse totale de lune et par un réveil vers 2h du matin au son persistant d’un mastiquage de carotte (…). Le gros opossum que nous découvrons devant notre tente semble tout surpris (et pas effrayé le moins du monde) que le sac qu’il a ouvert appartienne à quelqu’un.


En route pour la côte nous nous arrêtons une journée à Derby. Pourquoi Derby ? Et bien ce petit village propose un impressionnant réseau de pistes de vtt (de classe mondiale, paraît-il) et nous qui avons déjà bien marché, on est pas contre prendre un peu de vitesse !

Le vélo c’est bien, mais au milieu d’une magnifique forêt de fougères et d’eucalyptus c’est mieux ! Et puis la journée est placée sous le signe du soleil (comprendre « il fait beau et Nicolas passe une fois par dessus son guidon avant de tomber parterre »).

La Tasmanie étant une île (merci de suivre une peu !), on se retrouve assez vite au bord de la mer. D’abord du côté de la « Bay of Fires » au nord-est de l’île.

La « Bay of Fires » classée seconde plus belle plage au monde en 2005 par la chaîne de télévision ABC. Nous on a trouvé que cela manquait de… soleil ! 100 km plus loin nous découvrons la « Wineglass Bay » sur la péninsule de Freycinet.

Le 1er jour depuis les hauteurs du mont Amos (450m) et le lendemain, de plus près, au cours d’une balade de quelques heures (la « Wineglass Bay » classée 7ème plus belle plage du monde par CNN en 2017…).

Nous poursuivons jusqu’à la Tasman Peninsula (pas de plage classée…) où se trouve le village de Port Arthur, site au 19ème siècle d’une fameuse prison qui rappelle le passé sombre de l’Australie et plus particulièrement de la Tasmanie.

Heureusement le camping est infesté de pademelons (très petits kangourous) et de perroquets multicolores ce qui allège considérablement l’atmosphère.

 

Nous arrivons à Hobart, la capitale, le 9 février. La seconde plus ancienne ville d’Australie est plutôt agréable avec ses quartiers à l’architecture fin 19ème début 20ème, ses innombrables bars, cafés et restaurants ainsi que ses parcs et son marché hebdomadaire animés.

On en profite pleinement avec en plus un passage prolongé au « MONA » (museum of old and new art) où l’on s’amuse beaucoup.

Nous retraversons l’île du sud au nord en deux jours via la très sauvage et très sinueuse « Murchinson Highway » qui passe par le centre le la Tasmanie. L’occasion de faire étape dans l’improbable petite ville minière de Queenstown ainsi que de croiser notre premier Wombat (il est gros, timide, et il a l’air gentil).

Le 12 février, nous reprenons le chemin de Devonport, du ferry et… du continent ! (Notre itinéraire en Tasmanie est par ici, et vous trouverez plus de photos par là).

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Road trip / 11.01.2018

KM 0 – dimanche 31 décembre, 15h00 – Cairns International Airport, 33°.
On y dépose Samuel, le papa d’Aline, qui rentre en Suisse après 3 semaines passées avec nous. Cap à l’ouest.

 

 

 

KM 396 – lundi 1er janvier, 13h30 – Georgetown, 38°.
2ème des 3 « localités » le long des 600 derniers kilomètres avant notre point de chute (la petite ville endormie de Normanton, 1’500 habitants). On s’arrête dans cette minuscule bourgade complètement déserte pour boire un coca (…) sous la chaleur écrasante de ce milieu de journée.

 

 

KM 712 – mardi 2 janvier, 8h15 – Savannah Highway, 29°.
C’est tout droit…

 

 

 

 

 

KM 895 – mardi 2 janvier, 10h00 – Burke & Wills Roadhouse, 37°.
Rien entre Normanton et Cloncurry (376 kilomètres plus loin), juste une «Roadhouse» au milieu du trajet : station essence, pub, motel, camping, restaurant, magasin… tout ce dont le voyageur à besoin s’y trouve et tout ce qui s’y trouve y est très cher. On y boit un café-glacé pour faire une pause.

 

 

KM 1396 – mercredi 3 janvier, 10h15 – Frontière entre le Queensland et le Territoire du nord, 38°.
Après 3 semaines dans le Queensland, nous arrivons dans le Northern Territory. C’était vide avant, c’est encore plus vide devant nous.

 

 

 

KM 1783 – mercredi 3 janvier, 15h45 – Barkly Highway, 37°.
…toujours tout droit…

 

 

 

 

KM 2000 – jeudi 4 janvier, 9h45 – Stuart Highway, 33°.
On croise un « camion ».

 

 

 

 

KM 2366 – jeudi 4 janvier, 13h45 – Alice Springs, 42°.
On s’arrête pour deux nuits dans LA ville du centre de l’Australie (28’000 habitants). On se lève de plus en plus tôt pour profiter de la fraîcheur toute relative du matin, départ donc à 5h45 le 2ème jour en direction de l’ouest.

 

 

KM 2570 – samedi 6 janvier, 12h30 – Début de la « Mereenie Loop », 40°.
Après une baignade dans la magique « Redbank Gorge » (les photos sont par là), nous attaquons la Mereenie Loop : 160 kilomètres de route non revêtue au coeur du territoire aborigène. C’est rouge.

 

 

 

 

KM 3084 – dimanche 7 janvier, 19h30 – Uluru, 38° (!).
Voilà un gros caillou rouge. Vu et revu sur les calendriers… Il n’empêche, on est scotché.

 

 

 

KM 3623 – mardi 9 janvier, 15h30 Stuart Highway, 39°.
…attention, virage !

 

 

 

 

KM 3866 – mercredi 10 janvier, 9h30 Coober Pedy, 25°.
Coober Pedy est une petite ville (3’500 habitants) qui partage son activité entre le tourisme et l’extraction d’opales. Après une nuit dans notre hôtel sous-terrain (!), on en profite pour faire un peu de prospection dans une mine d’opales pour financer la suite de notre voyage…

 

 

KM 4200 – mercredi 10 janvier, 13h50, Lake Hart, 26°.
On a retrouvé un peu de « fraîcheur » depuis hier, aujourd’hui le temps est couvert et les paysages traversés sont nettement plus verts. Nous passons à proximité de plusieurs lacs salés, l’occasion d’une séance photos « Uyuni slyle ».

 

 

KM 4400 – mercredi 10 janvier, 17h15, Port Augusta, 30°.
Port Augusta, surnommée le carrefour de l’Australie, marque notre retour à la « civilisation ». Malgré sa taille plutôt modeste (14’000 habitants), on y retrouve : des gens (!), la circulation (il y a même des feux tricolores!), des supermarchés (avec des produits frais), de l’essence pas chère et …la mer !


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East coast wildlife ou «c’est quoi cet animal ?» / 02.01.2018

Au cours des presque 3’000 kilomètres parcourus depuis notre arrivée en Australie le 29 novembre dernier, nous en avons déjà pris plein les yeux : des villes trépidantes, des paysages époustouflants, des récifs coralliens multicolores et… bien des animaux !

Comme chacun sait, probablement à force d’avoir la tête en bas, les animaux du coin sont un peu différents de ceux que l’on trouve ailleurs. C’est chouette !
Voici une liste (presque exhaustive) de ceux que l’on a croisé sur la côte est :

En quittant Sydney pour quelques jours dans les « blue mountains », nous étions impatients de rencontrer nos premiers kangourous… Ils sont venus nous accueillir sur notre premier site de camping, avant même qu’on aie monté la tente ! On en a vu ensuite régulièrement, le long des routes, sur les terrains de golf, et même au bord de la mer. En l’occurrence, c’était des wallabies des rochers, bien plus petit que les kangourous gris qu’on voit le plus souvent, et ceux-ci n’étaient pas très timides, ils sont venus nous manger dans la main !

Lors de notre première randonnée de plusieurs jours («overnight bushwalking» comme on dit ici), nous avons eu la chance d’assister en direct à la mue de Joey, et de ses quelques milliers de potes… Très impressionnant !

De retour de notre marche, bien installés dans un Bed & Breakfast, nous nous sommes retrouvés face à face avec une mygale dans le lavabo… rapidement identifiée sur Wikipedia comme étant une araignée à toile-entonnoir des montagnes bleues, considérée comme agressive et potentiellement mortelle. Gloups… Heureusement la salle de bains était au bout du couloir (et notre copine l’araignée n’arrivait pas à sortir du lavabo, ça glissait trop…)!

Pour peu qu’il y ait plus de trois arbres autour de vous au lever ou au coucher du soleil, il y a bien des chances que vous en preniez plein les oreilles. Par ici, les oiseaux sont (très) nombreux et (très) volubiles. On a particulièrement aimé voir des perroquets – même si leur ramage n’est pas à la hauteur de leur plumage.

Moins facile à voir, d’ailleurs on cherche toujours, le fameux ornithorynque… Plusieurs affûts et toujours rien… (sauf deux poules, une tortue et un très long poisson) on garde espoir!

Par contre, parmi les animaux pas facile à voir, on a eu la chance de rencontrer quelques koalas et un casoar.

Dans la partie nord de la côte, on trouve les crocodiles parmi les plus gros du monde : jusqu’à 8 ou 9 mètres de long et pouvant peser près de 2 tonnes. Le spécimen que nous avons observé, après une longue recherche, était à peine plus petit…

Et puis, il y a le fabuleux monde de Nemo… Nous avons fait du snorkeling plusieurs fois en remontant la côte, et de la plongée sous-marine, notamment lors de deux jours sur un bateau au large de Cairns. La fameuse grande barrière de corail a largement tenu ses promesses : on a nagé avec les tortues, au milieu des poissons multicolores, on a pu voir quelques requins à pointes blanches, des méduses inoffensives, une langouste gigantesque, un gros barracuda, de belles étoiles de mer, sans oublier Nemo et Dory bien sûr : tout cela au coeur d’un univers corallien féerique.

Également croisés :

Des renards volants (grandes chauves-souris) en grand nombre
Originaire du Gros-de-Vaud, le Samuel s’adapte facilement au climat tropical.
Un opossum urbain bien amical
Une grosse écrevisse très très rouge

Les photos du New South Wales sont là depuis quelques semaines, celles du Queensland viennent d’arriver par ici